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La Coupe des Confédérations de football qui se déroule ces jours-ci au Brésil, n’a pas véritablement valeur de test à un an de la Coupe du Monde. Elle est simplement une manière pour la FIFA d’affirmer son rôle unitaire et donc politique ; elle est aussi pour les candidats au titre mondial en 2014, une occasion de parfaire, dans un tournoi court (7 matchs maximum), la cohésion et aussi le style de leur équipe.

Par chance cette année, le Brésil, organisateur de ce tournoi et du prochain Mondial, présente une équipe apparemment débarrassé pour longtemps du système « Dunga ». Il serait mal venu au Brésil, que le pays organisateur du tournoi se présente dans la configuration à la « Aimé Jacquet » de 1998, où la France accueillit la Coupe du Monde et la gagna quasiment par hasard en jouant avec 7 défenseurs ! Le Brésil de Scolari révise donc son football « samba » et partage la vedette avec la meilleure équipe nationale depuis la Hongrie 54 et le Brésil 70, l’Espagne. Spectacle garanti, et, on l’espère, préfiguration du Mondial à venir !

La compétition brésilienne présente une autre particularité au moins aussi étonnante : la participation de Tahiti, petit territoire de 270000 habitants, résidu de l’empire colonial français et vraie nation. Son statut authentiquement particulier concédé par Paris et favorisé par les 20000 km qui l’en séparent, lui a donc permis de disputer sous les couleurs nationales tahitiennes la Coupe de l’Océanie qu’elle a remportée. Malgré ses faibles moyens matériels et un effectif composé d’amateurs dont 30% sont chômeurs, Tahiti qui affronte le redoutable Nigéria ce soir, va fouler pour la première fois la pelouse mythique du Maracana.

Comment ne pas voir de points communs avec la Corse : même maître anachronique avec les mêmes prétentions internationales, même pauvreté organisée par le propriétaire de ces poussières d’empire qu’il ne se résout pas ni à émanciper ni à développer ! L’attitude peu chaleureuse de la FFF et de l’encadrement de l’équipe de France envers ces factieux, qui parlent français, est révélatrice ! Nos amis tahitiens, quel que soit le résultat de ce soir, auront montré que le cœur et la conscience nationale peuvent renverser des montagnes. Nous aimerions quant à nous que les Corses qui aiment le football et le considèrent comme un vecteur de cohésion nationale s’attardent sur l’exemple que nous donnent Vahirua et de ses frères…

Ghacumu Petru

by @Lazezu 

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