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C’est un procès éminemment politique qui a débuté hier à Madrid. Les huit militants de la gauche abertzale accusés par la justice espagnole d’avoir voulu “reconstituer le bureau national de Batasuna” (interdit par Madrid) ont en effet commencé à comparaître hier à l’Audience Nationale, la plus haute juridiction pénale espagnole. En septembre 2009 ils avaient été arrêtés, pour la plupart dans les locaux du syndicat Lab.

Ils étaient accusés de faire partie d’un organe dénommé “Bateragune” qui, selon la justice espagnole, était une tentative de restructurer la direction de Batasuna, “sous les ordres d’ETA”. Hier, les accusés ont nié faire partie de Bateragune et affirmé que lors de leur arrestation ils étaient en train de terminer un texte dans lequel ils proposaient un “changement de stratégie” pour la gauche abertzale.

Rafa Diez ex-secrétaire général du syndicat LAB et Arkaitz Rodriguez, ancien dirigeant du mouvement de jeunes indépendantistes Segi, ont été les premiers à déclarer. Ils ont expliqué que le texte qu’ils étaient en train de rédiger lors de leur arrestation était le fruit d’une réflexion de membres de la gauche abertzale qui devait servir de base à un débat ouvert en son sein sur la stratégie à suivre. Ce texte est selon les termes de Diez Usabiaga “la colonne vertébrale de la déclaration d’Altsasu”. Cette déclaration faite en novembre 2009 affirmait que la gauche abertzale ne devait utiliser “uniquement les voies pacifiques et démocratiques” pour avancer vers la reconnaissance du Pays Basque. Elle avait servi de base à la gauche abertzale pour élaborer la motion d’orientation “zutik euskal herria” qui fut finalement adoptée à une large majorité des bases du mouvement.

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