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Voici la lettre que le Dr Edmond Simeoni, militant de la cause corse de la première heure, a écrit au Préfet de Corse, Patrick Strzoda. 

Monsieur le Préfet,

La DREAL de Corse (Direction régionale de l’environnement, de l’aménagement et du logement) est directement sous votre contrôle et relève donc de la responsabilité de l’Etat.

Vous savez l’anxiété que provoque au sein du peuple Corse, l’aliénation constante de la terre insulaire et le non-respect, trop fréquent, de la Loi Littoral. Je ne vous rappellerai pas que 13 PLU ont été invalidés par le tribunal administratif de Bastia, à l’initiative des mouvements écologiques, et que la prolifération des permis de construire se poursuit imperturbablement ; notamment parce que vos services n’exercent pas avec rigueur les contrôles de légalité.

Dans la tourmente de la violence de droit commun, de nombreuses accusations sont formulées contre la spéculation foncière et littorale qui génère des flux financiers considérables, aiguise des appétits insatiables et fait couler le sang.

Comment est-il possible que dans un tel climat, au moment où l’île s’interroge sur l’avenir de son peuple et en particulier sur la prolongation du délai pour les arrêtés Miot (jusqu’à 2017) ainsi que sur l’octroi à la Corse de la compétence fiscale en matière de successions, la DREAL veut désanctuariser certaines zones, en réduisant des ZNIEFF de type 1, inconstructibles en Corse ?

Elle a en effet tenté de déclasser Arone et a déclassé de son seul chef –donc illégalement – une partie de la Testa Ventilegna ; elle a accepté d’examiner le déclassement de Coti Chjavari et a refusé de classer Paraguan.

Comment l’Etat a-t-il pu se désister de son recours contre empiétement manifeste sur le DPM, d’un particulier, à Pietrusella ? Cette attitude est totalement incompréhensible. N’est-ce pas un encouragement à l’illégalité ?

Vous ne serez pas surpris que les Corses pensent que l’Etat joue la montre en spéculant sur la dilution de son peuple par la submersion démographique, la mise à l’encan de la terre et de son patrimoine bâti. Ceci est de nature à aviver les antagonismes, à aggraver la radicalisation des positions et ce d’autant plus que l’Etat refuse toute véritable solution politique pour extraire la Corse du bourbier colonial.

La persistance de cette attitude préparerait inévitablement des heures graves car il est impensable que l’île déserte le combat de l’émancipation nationale et de la défense de ses intérêts collectifs. La seule voie raisonnable est celle du dialogue qui notamment assurera la protection mutuelle des intérêts collectifs.

Il est encore temps de faire respecter vos propres lois, notamment en matière de protection du littoral.

Avec mes meilleurs sentiments.
Docteur Edmond Simeoni (11/06/2013)

(…)

by @Lazezu 

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