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as un jour sans que ne soit évoquée la fin prochaine de la SNCM, les difficultés auxquelles elle ne pourrait faire face. C’est que l’Europe semble avoir donné le coup de grâce, en demandant le remboursement de 220 millions d’euros de subventions « trop perçues » pour le service complémentaire – elle réclamera, sans doute, en septembre, les 230 millions injectés lors de la privatisation.

Et ce après que la CTC a annoncé que l’appel d’offres pour la DSP est infructueux. La compagnie, elle, semble être dans une dynamique de plein développement. Petit état des lieux. Ainsi, contredisant ces propos alarmistes, la compagnie « historique » pourrait ne s’être jamais aussi bien portée. Ce qui est sûr, c’est qu’elle prépare son avenir. En ce qui concerne les subventions « à rembourser », la SNCM se dit sereine. Pourquoi ? D’une part l’Etat formule un recours et, d’autre part, nul ne peut nier que le service a été rendu conformément aux exigences du cahier des charges de la CTC.

Ce service était même déficitaire, compte tenu de son exploitation par les deux cars ferries voulus par la CTC. Ce qui à l’époque arrangeait bien tout le monde. « A maxima l’Etat gagne son recours, a minima, le remboursement est sérieusement revu à la baisse », indique-t-on à la direction. Ce qui, soit dit en passant, promet de jolies expertises financières pour déterminer qui paiera la note, et à combien elle se montera. L’ardoise pourrait d’ailleurs être effacée, ou oubliée, comme ce fut le cas pour la Sernam, filiale de la SNCF, qui avait été condamnée pour les mêmes problèmes. Idem pour la privatisation, qui ne concerne pas la compagnie, mais est l’objet d’un bras de fer entre l’Etat et Véolia sur fond de rachat de Transdev et autres complications.

Faute de quoi, il faudra expliquer aux 1600 salariés (équivalents temps pleins, soit 2000 personnes) qu’ils sont victimes du dogme européen en matière de concurrence. Hypothèse qui, paradoxalement, conduirait à un nouveau quasi-monopole. Celui des bateaux jaunes, cette fois ! Une nouvelle SNCM En attendant, des outils, de nature à améliorer la gestion, ont été mis en place. Création de « gestflux » et « geststock » pour une gestion rationnelle des commandes et des stocks comme toute entreprise moderne. Contrôle de gestion très poussé, avec l’adoption de la monétique (carte de crédit) pour les paiements et l’automatisation des contrôles et des vérifications (le coulage, s’il a bien existé, est d’un autre temps).

Une réorganisation des services a aussi été opérée. Adoption du « yield » management » qui permet de gérer au mieux l’offre en fonction de la demande afin d’optimiser au maximum le remplissage des navires. Nouveau logiciel de réservation depuis 2008 développé et hébergé par la SITEC dont la SNCM détient 35% des parts et 30% du chiffre d’affaire.

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by @Lazezu 

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