Produit CORSU E RIBELLU

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La visite républicaine (sic) du ministre de l’intérieur en Corse est venue nous rappeler, s’il en était besoin, que la fin du dialogue de sourds qui nous oppose à Paris depuis si longtemps n’est pas encore pour demain.

Faisons les comptes : 3000 flics et gendarmes , plus 1200 hommes d’élite formés à tuer et cantonnés à Calvi, pour une population de 300000 habitants-dont plus de la moitié ont une moyenne d’âge supérieure à soixante ans ; c’est au moins 2 fois et demi le ratio du territoire hexagonal. C’est le même ratio en ce qui concerne les contraventions, puisque les Corses qui roulent sur le pire réseau routier d’Europe Occidentale, paient 2 fois et demie plus de contraventions que la moyenne française !

Mais ont aussi un taux d’assassinats record-voir les chiffres officiels-, pour au bout du compte s’entendre dire un certain nombre d’inepties sur la culture corse : en somme, la mort violente en Corse relèverait à la fois du déterminisme géographique et d’une sorte, non pas de culture, mais de culte sacrificiel propre à certaines peuplades sauvages que notre belle science moderne s’évertue à analyser…

On peut comprendre l’inquiétude des syndicats de police, qui pensent mériter les avantages que leur vaut leur dangereux séjour sur une île qui, vue sous cet angle, est beaucoup moins paradisiaque que ne l’annonçaient les prospectus de recrutement de la police ! On comprendra tout autant l’étonnement des Corses quand ils ont fini par comprendre que le gouvernement avait autre chose à faire qu’à remplir ses missions régaliennes pour ce territoire supposé républicain. Car c’est bien de cela qu’il s’agit.

A quoi sert l’État en Corse, that is the question ?

Tout a déjà été dit, ou presque, sur le cynisme des méthodes employées en Corse depuis quarante ans par les gouvernements de gauche comme de droite , sur les manipulations policières, sur l’instrumentalisation systématique du milieu contre la revendication politique,sur le déséquilibre culturel créé par une stratégie de peuplement à la soviétique, sur le retard d’équipement colossal, sur le désastre social généré par la spéculation foncière et l’émergence d’une véritable économie criminelle.

Après une visite aussi « républicaine »,on a bien compris que le PEI n’aura d’exceptionnel que son épithète ; non seulement « le compte n’y est pas », mais il est fort à craindre qu’il n’y soit jamais. Car encore faudrait-il mettre tout dans ce bilan de la Corse « républicaine », impôts, recettes revenant à leur origine comme « la continuité territoriale » la bien nommée, retombées de la base de Sulinzara classées secret défense et pour laquelle seule la commune de Vintiseri encaisse une aumône et des nuisances etc,etc…

S’il advenait un jour que la France quittât la Corse, notre handicap ne serait pas celui « de l’insularité » que nos niais « républicains » psalmodient comme une incantation, comme si le fait d’avoir presque 1000 km de cotes au cœur de la Méditerranée Occidentale pouvait constituer un handicap…On s’apercevrait alors que notre véritable et réel handicap est le retard de développement pris par la Corse française ; on s’apercevrait sans doute aussi, en faisant réellement les comptes, que ce sont bien eux qui sont nos débiteurs.

Les Corses aimeraient tant qu’un de ces élus « républicains », censés défendre la res publica, autrement dit l’intérêt collectif, s’élève contre ces mensonges et ces annonces purement virtuelles  d’un État qui a perdu la tête depuis bien longtemps!

by INDIPENDENZA

(…)

Corsicainfurmazione.org by @Lazezu 

Revue de Presse et suite de l’article  : 

Sur le Journal de la Corse, Sur Alcudina, sur Corsica Infurmazione/Unità Naziunale, sur France 3 Corse, Sur Corse Net Info (CNI),
s
ur Corse Matin, sur Alta Frequenza, sur RCFM

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