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Le communiqué du Front de libération nationale de la Corse (FLNC), qui s’est déclaré mardi prêt à reprendre les armes, a été authentifié comme émanant du mouvement dit du « 22 octobre », un groupe clandestin armé actif dans les années 2000, indiquent mercredi les médias insulaires.

Le texte, au départ attribué à une autre branche du FLNC créée lors d’une scission en juillet 2012, provient finalement du FLNC dit du « 22 octobre », qui avait été instauré en 2002, précisent les médias locaux, dont la radio France Bleu RCFM à qui le message de six pages avait été adressé mardi tandis que le ministre de l’Intérieur, Manuel Valls, effectuait une visite dans l’île.

Ce groupuscule du 22 octobre, qui porte les initiales de « FLNC », sans distinction, comme un autre mouvement clandestin, s’est dit prêt mardi à reprendre « les armes pour que la France reconnaisse nos droits nationaux », en dénonçant « l’attitude ultra-jacobine » de l’État français.

Les clandestins indépendantistes justifient leur action par « la situation éminemment grave de la Corse », qui, selon eux, n’a jamais connu « un tel chaos ».

« Soit l’Etat français prend la mesure de l’effet désastreux de sa gestion de la Corse depuis deux siècles et demi et il en tire toutes les conséquences, soit il poursuit son rôle actif dans la destruction de notre peuple », écrivait, en français, cette organisation.

« Dans ce cas, comme aux premiers jours de la Lutte de Libération nationale, nous reprendrons les armes pour que la France reconnaisse nos droits nationaux », poursuivait-elle.

« Nous ne nous laisserons jamais impressionner par les menaces », avait réagi Manuel Valls, interrogé par la presse. « Il n’y aura pas la moindre négociation sous le diktat des menaces et des bombes », avait-il ajouté.

En 2012, des membres du FLNC du 22 octobre ont été jugés à Paris pour une dizaine d’attentats commis entre 2004 et 2006, visant notamment la Trésorerie principale d’Aix-en-Provence (Bouches-du-Rhône), la résidence de la soeur du président du Conseil exécutif de la Collectivité territoriale de Corse, Paul Giacobbi, l’Office du tourisme de Corte, et plusieurs mairies.

Né en 1976, le Front de libération nationale de la Corse (FLNC) a ensuite connu une succession de scissions, luttes fratricides sanglantes, réunifications et recompositions.

 

Trois mouvements clandestins FLNC toujours en activité ?

FLNC UC actif depuis 1999 :

Il a revendiqué une soixantaine d’actions clandestines en 2012, crée le 33 décembre 1999, un peu après la création d’Unità, et un peu apr-s les accords de Matignon. Cette union clandestine réunissait à l’époque, le FLNC Historique, le FLNC du 5 mai 1996, Clandestinu, Fronte Ribellu et Resistenza dans les années 2000. Le plus ancien mouvement clandestin toujours en activité, le plus historique. Depuis elle a été divisée une première fois en 2002 et ensuite en 2012

FLNC du 22 Octobre 2002 :

Il s’est manifestée le 22 octobre 2002 par la revendication d’une nuit bleue quatre jours auparavant. Très actif pendant des années, il a ces dernières années, revendiqué aucun action militaire, mais à communiqué deux fois, la dernière dans Corsica, en 2010 lors des élections territoriales (Le FLNC dit « du 22 octobre » affiche, dans un communiqué authentifié, sa mauvaise humeur à l’égard des nationalistes, qu’il s’agisse des modérés, dans tous leurs courants, organisés ou pas, qui condamnent la violence clandestine et même vis-à-vis de ceux qui en sont solidaires et qu’il juge trop lénifiants à son goût. Le texte (six pages dactylographiées) exhale comme un parfum de découragement. Il se conclut d’ailleurs par un appel au sursaut.)

FLNC du 09/07 2012 :

Le dernier FLNC (re)cré : Le FLNC dit du 09 juillet a annoncé sa création lors d’une conférence de presse clandestine dans le maquis quelque part en haute corse. Comme le stipulent les quatre lettres inscrites sur le tissu blanc recouvrant la table où, entourés d’une vingtaine d’individus encagoulés et armés, un porte-parole a lu un texte de huit pages, ce mouvement ne se donne pas d’autre nom que celui de FLNC. Lors de cette création le FLNC constate que la Corse traverse «une crise politique, économique, sociale et morale sans précédent. » Il pointe du doigt la précarisation des Corses : «Alors que la majorité s’appauvrit, une minorité continue à s’enrichir par la spéculation foncière et immobilière. » Selon RCFM : Réaction du préfet de CORSE à la création d’un nouveau FLNC. Première réaction à la création du nouveau FLNC qui tenait sa première conférence de presse clandestine dans le maquis de haute corse la nuit passée… Elle émane du Préfet de région… Patrick Stroda qui note principalement la volonté de dialogue des clandestins dans le cadre du processus démocratique de l’Assemblée de Corse, avec, je cite, une attention particulière du gouvernement… Ainsi que « l’échec de la politique française d’intégration. Avec 6000 nouveaux arrivants par an et un taux de chômage de 15 %, l’île a atteint ses limites d’accueil. Nous devons avoir les moyens politiques, institutionnels et culturels de maîtriser ce flux migratoire afin de pouvoir accueillir conformément à leurs droits et devoirs les étrangers. » Le FLNC « invite» par ailleurs «la minorité d’entre eux qui participe à la délinquance, parfois avec des complicités locales, à quitter l’île » tout en appelant à éviter « les amalgames. »

aucune action clandestine revendiquée

Groupe sans sigle du 3 juin 2013, qui revendique en langue corse, l’attentat contre la GIR de mai dernier.

by @Lazezu 

Revue de Presse et suite de l’article  : 

 sur Corse Matin, sur Alta Frequenza, sur RCFM, Sur Corsica, Sur le Journal de la Corse,
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