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Jean-Pierre Arrio a des fonctions à la Collectivité Territoriale de Corse dans le service de Langue et culture corses. Son premier polar «Cosu nostru » vient de paraître dans la collection « Nera » des Editions ajacciennes Albiana. Nous avons recueilli un avis sur le site « Pour une littérature corse », celui de Francesca… « A lire sans se prendre la tête, un excellent polar 100% ajaccien, « Cosu nostru », en français mais avec de nombreuses incursions du corse dans les dialogues (comme dans la vie), la vie ajaccienne plus vraie que nature, de l’humour, de la « macagna », ce qui n’exclut pas une vision de la Corse d’aujourd’hui intéressante, tous les ingrédients du « polar » dans une veine authentiquement corse. On rit, il y a du suspense, on se reconnaît, ou alors on identifie son voisin (or, tout est fiction, inutile de chercher des modèles existants)… » (source)

Avec Cosu Nostru, la Corse se découvre un univers criminel burlesque où les truands décident un jour de devenir enfin des pros… Manipulations, coups de force, intimidations… Ajaccio est devenu le théâtre d’une vaste farce macabre.

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Un polar enraciné
Avec Cosu Nostru, la Corse se découvre un univers criminel burlesque où les truands décident un jour de devenir enfin des pros… Manipulations, coups de force, intimidations… Ajaccio est devenu le théâtre d’une vaste farce macabre.
Plus vrai que nature, le parler ajaccien actuel, celui de l’émotion, trouve ici à s’exprimer largement, mêlant corse et français, expressions imagées et humour distancié…
Une voie du polar corse qui n’avait jusqu’alors été que peu ou pas empruntée, malgré tout son potentiel littéraire et dramatique.
Une vraie découverte en somme…
 

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Paulo va mourir. Et Battì le sait parce qu’il l’a rêvé… Il sait aussi qu’avec ce genre de rêve, son pote n’en a plus que pour quatre jours.
La maladie ? Non, c’est l’assassinat qui mettra fin à l’existence insouciante du petit prof…
Mais justement, quel peut bien être le mobile d’un tel crime ?
Les malfrats locaux, les antiterroristes, les nationalistes rivaux ou même les condés… qui donc a intérêt à voir disparaître l’ami d’enfance de l’inspecteur ?
Dans les bas quartiers d’Ajaccio, la pègre se réveille et les sgaiuffi veulent prendre le pouvoir : Attenti !

Extrait

Quatre jours !
Batti s’était réveillé en sursaut, le cœur au triple galop et les mains crispées sur les draps imbibés de sueur. 

« Toc de cliché ! » la réplique fusa dans son esprit comme une évidence.
La principale qualité de Battì était peut-être ce détachement anglo-saxon, cette froide autodérision qui érigeait une barrière entre lui et les petits drames du quotidien. « O miraculi ! Me retrouver à l’aube trempé dans mes draps pensa-t-il… Faudrait que je me lève à poil pour aller chercher la bouteille de lait au frigo, lumière bleutée et stores californiens… là oui que ça serait vraiment hollywoodien au moins, à l’usu Mel Gibson dans L’Arme fatale 1… ou 2, je sais plus ! »

Mais son appartement n’était pas vraiment l’endroit où dénicher une bouteille de lait. Ni un quelconque autre liquide non alcoolisé, d’ailleurs. Comme chez tout bon quadra célibataire, son frigo ne contenait qu’un peu de salade flétrie et une boîte de thon entamée.

Il avait besoin de se changer les idées, à tout le moins d’éviter de trop penser pour le moment… Il alluma le player de son ordinateur avant même de se faire un café et l’appartement s’emplit aussitôt d’une ardente mélodie irlandaise dont les notes semblaient devoir planer éternellement et de plus en plus haut sans jamais toucher terre. Guitare, banjo, mandoline, violon… et l’expérience de siècles d’animation live de pubs et de fêtes rendaient ce genre de quatuor inimitable à l’oreille de Battì. Toute la sereine authenticité de la musique populaire moderne était là, avant le grand choc de sa rencontre avec les chanteurs du Sud des Etats-Unis qui allait donner naissance au rock et c’est bien cela qu’il recherchait en ce moment précis : la quiétude et la pureté.
Mais le songe de la nuit lui torturait le cerveau et ça n’irait pas en s’arrangeant. Même si au réveil ses rêves lui paraissaient des superstitions d’un autre âge, les précédentes équipées nocturnes l’avaient anéanti : rêver la mort de quelqu’un, surtout si on vous avait convaincu que ça devait réellement se passer, n’était pas chose facile à porter.
À qui confier de telles croyances moyenâgeuses ? À qui parler de ses doutes, de ses hallucinations ? Ce silence qu’il s’imposait accentuait son malaise. Sans savoir s’il était fou ou bien crédule ou tout simplement héritier de siècles de fantasmagorie paysanne il lui faudrait pourtant bien démêler mythe et réalité car là il s’agissait de son ami, de son meilleur ami même. Celui des virées de fac, des boules puantes de la communale et des premiers tours de roue de tricycle !

À quand pouvait bien remonter leur première rencontre ? Battì ne s’en rappelait même plus.
Où ? Il s’en doutait : sûrement dans quelque caniveau du Seminariu, le vieil immeuble populeux du centre-ville ajaccien, désormais rasé, en même temps d’ailleurs qu’une bonne partie de la mémoire de la cité.

Comment ? Oh, on pouvait très bien imaginer que Paulo avait perdu ses billes, ou tout autre objet, en jouant avec Battì et que celui-ci, c’était probable, les lui avait rendues à la vue de l’air malheureux de Victime Innocente qu’il savait si bien prendre.
Car son ami était le champion toutes catégories des victimes innocentes. Il avait érigé cet état d’esprit en concept. Il en avait fait un Art.
Un art appliqué. Il organisait à tous bouts de champs des « installations » d’art contemporain en victime innocente : en boîte, durant leurs années d’université, dès qu’une jeune fille lui plaisait et passait à sa portée, hop ! Une installation de victime innocente, et il l’emballait… parfois.
Il réalisait des performances d’artiste avec les profs aussi : à la moindre interro surprise ou au moindre oral de rattrapage, Paulo pouvait peaufiner son numéro de candide, persécuté par un sujet d’examen ingrat.
Cela marchait avec sa mère aussi, sur qui son art faisait des ravages les lendemains de soirées estivales trop arrosées. Son père était nettement moins sensible à l’art en général et à celui de la victimisation innocente en particulier, cette confrontation entre l’artiste et le béotien tournant invariablement à l’avantage du second.
En règle générale cependant l’exercice de cette discipline lui facilitait grandement la vie : victime innocente d’une fiancée jalouse dès qu’il avait envie de scapper d’un apéro, ou victime innocente d’un apéro dès qu’il avait une fiancée jalouse…
C’est tout naturellement porté par ces capacités artistiques hors-normes qu’il avait intégré les beaux-arts pour, but ultime, obtenir une place de professeur de dessin au lycée Fesch d’Ajaccio, victime innocente de cancres sublimes.

Et c’est cet artiste fabuleux, gloire de la cité impériale, égérie de centaines de célibataires ajacciennes, qui devrait disparaître ? Quand tant d’authentiques enfoirés pourrissaient la vie de l’inspecteur Battì Stellini !

***

« T’aghju bisognu d’un caffè. »
Pas de ce jus de cafetière qui ne sert qu’à vous réveiller au petit matin, non, un bon, bien serré, au comptoir. Par exemple au bar Ci Campemu comme tous les matins, qu’il vente ou qu’il neige. D’autant que les jours venteux ou neigeux étaient plutôt rares à Ajaccio. Battì s’aspergea le visage d’eau glacée autant pour parachever un réveil jusque-là en demi-teinte que, en un réflexe antique, pour se purifier des blasphèmes de la nuit. Puis il se prépara à sortir.

Le déplacement au bar fut reporté d’une petite heure, tout juste nécessaire visiblement à l’ajustement des couleurs de la chemise et des chaussettes, à l’essayage de trois costumes et au lustrage de ses chaussures préférées. Ce rituel prenait chaque jour plus d’importance à mesure qu’il avançait en âge ou que la durée de sa séparation d’avec la mère de ses enfants s’allongeait. Les deux étant parallèles d’ailleurs. À quarante ans passés, en effet, les chances de se rabibocher avec Santa étaient de plus en plus minces.
L’inspecteur ne s’avouait pourtant pas vaincu ayant quelques atouts de poids dans son jeu : déjà l’âge, tiens ! Battì pariait égoïstement sur la difficulté de son ex à fonder désormais un nouveau foyer. Son charme indéniable, ensuite. Il n’ignorait rien de l’effet qu’il produisait sur les femmes en général et sur la sienne en particulier…
Et enfin ses trois enfants. Véritables soldats modèles au service de sa reconquête, ceux-ci menaient la vie dure aux convictions célibataires de leur mère. D’ailleurs, la volonté émancipatrice de Santa n’allant pas encore jusqu’à l’officialisation de leur divorce, cela constituait un point d’ancrage intéressant.

***

Installé sur un haut tabouret de « sa maison » comme il avait l’habitude de désigner la brasserie de son jeune pote Gwendal (pas plus breton que vous et moi mais doté de parents désireux de l’inscrire dans ce qu’ils estimaient le summum de la francité), il pouvait réfléchir posément, un café dans une main et un paquet de Marlboro dans l’autre.
Paulo ! Sacré Paulo ! Battì ne pouvait se résoudre à l’inéluctable… Évidemment, l’expérience de son « don » lui apprenait qu’il pouvait stopper le châtiment suprême. À vrai dire, ça n’était arrivé qu’une fois : il avait obligé un proche à un check-up complet et la médecine avait fait le reste. La vie dissolue du cobaye avait heureusement orienté Battì vers la probabilité d’un décès par exposition prolongée au rhum-coca. Mais pour Paulo cette piste était exclue : sans être un moine, son ami n’était pas un bringueur invétéré, il ne fumait pas et n’avait pas globalement de « conduite à risques » si ce n’est la magnusca. Il ne pratiquait pas non plus de sport extrême, sauf, l’été, la sieste sur la plage au milieu de dangereuses naïades en string. Son boulot de prof de dessin n’était pas à proprement parler vecteur de problèmes cardio-vasculaires et il entretenait sa forme en ne se déplaçant qu’à pied dans un secteur, il est vrai restreint, circonscrit entre le « col » du cours et le rectorat d’académie. Secteur où se situaient ses bars préférés, ses restos, son lieu de travail, son magasin Hugo Boss de prédilection et son domicile.
Le meurtre, Battì n’y pensait même pas. Qui pourrait en vouloir à cet olibrius souriant ? Un pépère engagement séparatiste et syndical et deux ou trois aventures extra-conjugales — extra pour les maris concernés bien sûr — ne pouvaient justifier un ressentiment mortel. Non, non, décidément il ne pouvait s’agir que d’une maladie subite et foudroyante. « Allez, faudra consacrer la journée à chercher… » Pensa tout haut l’inspecteur. « Comu ? » s’exclama un vieux sburgnò installé à côté de lui. « Nunda, nunda ! » fit Battì en se levant, lui tapotant l’épaule gentiment. Il devait passer faire de la paperasse au bureau et après il pourrait se libérer.

***

Battì se dirigeait d’un bon pas vers le commissariat distant de moins de 300 mètres, supputant sur les chances de tomber par hasard sur Paulo. Alors qu’il les estimait, vus l’heure, la température, le degré d’humidité de l’air et l’emploi du temps très élastique de son ami, à 85 %, il le percuta violemment à l’angle de la rue Fesch et de la rue Stephanopoli.
Le prof avait l’air tout guilleret :
— Hè ! O cumpà ! Mi pari bellu prissatu, sta mani… !
— Mmmmh ! Dimmi un po’ ! U ti sciacchi un caffè in furia in furia ?
Entre le lever et le coucher du soleil, l’inspecteur ajaccien devait bien se sciaccher une vingtaine de cafés… Il guida l’enseignant en le prenant par le coude vers une terrasse de bar voisine où ils s’assirent tous deux.
— Alors, o Prof, tout va bien ? attaqua d’emblée Battì.
— Ben… ouais… ! »
Paulo n’avait jamais été très prolixe, aussi son ami y alla franco :
« Au niveau de la santé, ça va ? Tu sais que tu arrives à un âge où un bilan est nécessaire ? J’aimerais que tu prennes rendez-vous dès aujourd’hui avec le docteur Simoni…
— Mì, mì, mì ! Non mais tu seras un peu fou, non ? Sog’in piena forma, so capacciu di corra…
— Cinqui minuti ! le coupa Batti. T’es capable de courir cinq minutes, et encore, si on te dit qu’il y a un steak tartare au bout ! Va au docteur ou je t’y porte moi-même ! »

Parti comme ça le dialogue avait toutes les chances de s’envenimer. Désabusé, Batti changea de lui-même le sujet de la conversation :
« Dimanche, j’ai prévu une zinata… Porti u vinu ? »
Paulo s’anima soudain et son visage retrouva instantanément sa fraîcheur juvénile :
« Oh ! Oh ! Ça, c’est une nouvelle qui va éclairer ma semaine, tu sais qu’ils sont durs les élèves à notre époque, ils me mènent une vie impossible… »
C’est vrai qu’il a l’air en forme, pensa l’inspecteur. Surtout quand il y avait une zinata à la clé. Et maintenant le voilà parti à discourir sur les affres du métier de professeur. Paulo était syndicaliste, encarté à la Fédération des travailleurs pour l’indépendance de la Corse, et les petites misères des commissions paritaires de l’Éducation nationale n’avaient pas de secret pour lui. Il pouvait en parler des heures durant. Dans ces moments-là Battì se déconnectait, hochant vaguement la tête de temps en temps pour donner le change alors que toute son attention était requise pour suivre des yeux le spectacle éblouissant qu’offrait la mode récente des jeans tailles basses aux caiorni ajacciens.
« Bon ! Faut que j’aille bosser ! »
La hardiesse de cette exclamation singulière arracha subitement l’inspecteur à ses contemplations tranquilles. « Ho ! Heu, d’accordu, ciao, allora ! »
« Ciao » lui lança son ami en se levant et en faisant tinter quelques pièces sur le guéridon. « No, no, lascia lascia ! Pagu eu… » Protesta-t-il mollement. Mais Paulo s’éloignait déjà.

***

Battì adorait les filatures. Réminiscence enfantine ou voyeurisme, il se régalait en tout cas de ce jeu du chat et de la souris. Sauf que dans le cas présent la souris c’était son pote, et qu’au lieu de lui mettre les pastoghje, il comptait fermement lui sauver la vie.
Il avait le sentiment que Paulo lui cachait quelque chose. Cette allégresse inusitée accolée au mot « bosser » lui paraissait de bien mauvais aloi et c’est en le suivant de coin de rue en coin de rue que l’inspecteur espérait en avoir le cœur net.
Quand il se promenait en ville, Paulo déambulait en prenant instinctivement la pose des anciens : les bras croisés dans le dos, la démarche nonchalante, accompagnée d’un léger sifflement lèvres serrées. Il était particulièrement difficile de le filer, le professeur s’arrêtant sans cesse serrer des mains ou discuter quelques secondes avec des connaissances attablées aux terrasses de café.
Si « faire le cours » n’était plus une obligation pour les Ajacciens de tous âges — les loisirs s’étant multipliés comme dans toute autre cité incitant à plus de retenue dans les échanges et engendrant moins de contact entre habitants —, l’usage de la spassighjata ne s’était pas totalement perdu : les Corses adoraient toujours marcher sans but précis par petits groupes de deux ou trois individus à la démarche chaloupée, au rythme lent de ceux qui ne craignent rien. La spassighjata était moins normée, voilà tout. Elle ne se produisait plus à une heure définie où toute la ville se retrouvait sur la même artère, les groupes se croisant, se fondant pour un instant et se scindant pour revenir à leur formation originelle en reprenant leur lente progression un temps interrompue par une embrassade furtive et quelques mots échangés la main posée sur le bras de l’interlocuteur — geste typiquement ajaccien et qui ne se partageait qu’entre Ajacciens.

***

Les deux motards étaient casqués ; sur une moto immatriculée 2A c’était assez insolite pour être remarquable, et c’est ce que Batti avait instinctivement remarqué. Ainsi que la lenteur du véhicule progressant à l’allure d’un piéton, longeant le trottoir dans le dos de Paulo. La moto avait débouché sur le cours en même temps que le professeur d’arts plastiques, se portant immédiatement à sa hauteur. Le pilote et le passager de l’engin avaient la tête tournée vers l’insouciant promeneur, perpendiculairement, quasiment, à la route. En un éclair l’inspecteur enregistra ces données, ainsi que la présence de la « banane » protubérante accrochée à l’épaule du passager et où sa main plongeait. Il est armé ! pensa-t-il immédiatement en accélérant le pas tandis que ses doigts se serraient sur la crosse du 38 suspendu sous son aisselle.
D’un bond, la puissante machine dépassa son ami et Battì sentit aussitôt son rythme cardiaque s’accélérer alors qu’il dégainait son calibre. Mais il n’avait pas totalement accompli ce geste que déjà il enfonçait de nouveau le ceppu dans son étui : la moto, après avoir dépassé Paulo, continuait tranquillement sa trajectoire sans que ses occupants n’aient esquissé le moindre mouvement.
Le professeur, sifflotant gaiement, ne s’était rendu compte de rien et n’avait pas aperçu non plus son ange gardien se rapprochant rapidement de lui. Il continuait sa promenade, ponctuée de hochements de tête à l’adresse de connaissances circulant sur le trottoir d’en face et donc trop éloignées pour droit à une poignée de main.
Battì, persuadé néanmoins que ces types fixaient son ami, se mit en devoir de remonter rapidement le cours Napoléon dans l’espoir qu’ils s’arrêteraient non loin. Il n’eut pas à se hâter longtemps : la moto était garée dans une rue transversale devant le bar du Mouflon Doré où les deux hommes s’engouffraient déjà en enlevant leur casque. Posté à l’angle de la rue pentue, Batti les remit immédiatement : Pépin — il était de petite taille — et Jo l’Asticot — Joseph pesait son quintal de muscle — étaient les deux lieutenants de Jean « Caponu » Bellarosa, un ombrageux quadragénaire que son ambition, une intelligence certaine et surtout une absence totale de scrupule conduiraient sûrement aux plus hauts sommets du banditisme local.
La personnalité (et le casier judiciaire) de ces trois sgaiuffi ne fit que renforcer les craintes de l’inspecteur. On en voulait à Paulo et si une chose était sûre c’était que ces types devaient avoir un lourd contentieux avec lui. Oui, mais lequel ? Que pouvait bien avoir fait le professeur pour attirer l’attention de telles pointures du milieu ?
Instinctivement l’inspecteur nota la présence de Dupontet, un nouveau flic très discret, sûrement rattaché à la SDAT, qui tournait l’angle inférieur de la rue au même moment.
Préoccupé, Battì fit demi-tour pour remonter le cours et reprendre ainsi la filature là où il l’avait laissée. Ses pas le conduisirent devant l’entrée d’un immeuble dont la façade, repeinte de frais aux nouvelles teintes ocres de la cité impériale, arborait fièrement le logo de la Fédération des travailleurs pour l’indépendance de la Corse, le syndicat de Paulo.

Source et vente du polar

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