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 La session d’avril de l’Assemblée de Corse (CTC), interrompue après l’assassinat de Jean-Luc Chiappini, reprend ses travaux les 16 et 17 mai avec le débat et le vote sur le statut de coofficialité de la langue corse. Si le vote semble, sauf retournement de dernière minute, acquis, l’enjeu est d’obtenir une majorité la plus large possible, censée faire plier un gouvernement et un Parlement national ouvertement hostiles au projet. Le mouvement nationaliste, Corsica Libera, demande aux élus d’être à la hauteur des attentes du peuple corse. Son leader, Jean-Guy Talamoni, explique, à Corse Net Infos, que son groupe a déposé une vingtaine d’amendements pour tirer le projet vers le haut, mais n’acceptera pas de revoir à la baisse un texte déjà à minima. – Dans quel état d’esprit abordez-vous le débat et le vote sur la coofficialité ? – Ce débat est fondamental pour la Corse. La question linguistique sous-tend un projet de société qui progresse dans les esprits, comme nous l’avons mesuré au cours du long travail effectué en Commission. En recevant notamment les syndicats et les associations, nous nous sommes rendus compte que ce projet est largement partagé, y compris dans des secteurs de la société où on ne l’attendait pas. Certains syndicats, considérés comme très hostiles, ont montré qu’ils partageaient, dans une certaine mesure, l’enthousiasme qui s’est fait jour vis-à-vis de la langue corse et des moyens de sa survie et de son développement. – Qu’attendez-vous de ce débat ? – Nous sommes désireux de voir l’Assemblée se mettre à la hauteur des enjeux et de l’attente du peuple corse, attente qu’on a pu mesurer par le succès de la soirée Parlemu Corsu, il y a quelques semaines, à Corte. Les Corses ont compris que parler leur langue n’est pas un luxe, que la langue n’est pas seulement un moyen de communiquer, mais qu’elle est porteuse des valeurs d’une société et porteuse d’avenir. – Quelle majorité espérez-vous obtenir au moment du vote ? – Nous ne ferons pas de pronostics chiffrés, mais la majorité doit être forte. Le point crucial est de sentir que les élus ont compris l’importance de la question linguistique et la nécessité de mettre en œuvre les moyens de développer la langue corse. Le principe de coofficialité a été acté, il y a un an et demi, à travers le vote de la motion de Corsica Libera. Aujourd’hui, nous votons le contenu. Nous

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