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2 000 à 3 000 personnes ont manifesté derrière Aurore Martin contre le mandat d’arrêt européen. Une mobilisation dopée par l’arrestation manquée de mardi.

Le fiasco de la tentative d’interpellation d’Aurore Martin, mardi après-midi, par quatre policiers encagoulés a dopé la manifestation contre le mandat d’arrêt européen (ou MAE), organisée hier à Bayonne. 3 000 manifestants selon les organisateurs, 2 100 selon la police. Bien plus dans tous les cas que les 1 500 attendus.

La militante indépendantiste, sous le coup d’un tel mandat, doit être remise à la justice espagnole. Les responsables de l’antiterrorisme espagnol ont hâte d’entendre la jeune femme, membre de Batasuna, parti interdit en Espagne mais autorisé en France. Pour éviter d’être interpellée, elle a vécu cachée depuis plusieurs mois tandis que s’organisait, autour de son cas, un mouvement de protestation concernant le MAE.

Un « rempart militant »

Celle que tout le monde appelle désormais de son seul prénom, Aurore, est réapparue samedi dernier, à Biarritz, à l’occasion d’un meeting où elle a pris la parole, entre le sénateur maire Didier Borotra et le leader corse Jean-Guy Talamoni. Revenue à la vie publique, Aurore Martin bénéficie toutefois d’un « rempart militant » qui a empêché son interpellation mardi et qui, hier, lui a permis de se rendre à la manifestation sans risque d’être arrêtée. Hier, ce rempart militant s’est enrichi d’élus socialistes. Le vice-président du Conseil général Christophe Martin a indiqué que sa présence visait à défendre la liberté d’expression : « Je combats les idées d’Aurore Martin mais je me bats aussi pour qu’elle puisse les défendre. Nous sommes dans un pays républicain et Batasuna n’est pas interdit. »

Avant de défiler en tête de cortège, Aurore Martin a brièvement répondu aux questions des journalistes, indiquant qu’elle était déjà très soulagée d’être arrivée jusqu’au point de rassemblement. « Je ne me cache plus mais je ne sors pas. Je n’ai pas envie de risquer une interpellation discrète en allant me balader. Je ne me fais pas d’illusion, la police sait où me trouver et l’arrestation viendra. »

Aurore Martin s’est félicitée que l’opinion publique s’intéresse à la question du MAE : « La bataille politique pour cela est gagnée. »

Les policiers, présents en nombre tout au long du parcours, sont restés dans leur stricte tâche de sécurité publique. Ils ont bien sûr entendu, tout au long du défilé, les marques de soutien scandées pour la militante : « Aurore, herria zurekin », Aurore, le peuple est avec toi.

Source : http://www.sudouest.fr/2011/06/26/aurore-martin-fait-le-plein-de-soutiens-436223-7.php

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