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Deux mois de prison avec sursis et 1000 euros d’amende. Monsieur Appietto a été condamné, mardi 7 mai, pour agression sur deux représentantes d’une association de protection de l’environnement (Garde) et d’un journaliste de Direct 8/Canal+. Après ce jugement, l’État va-t-il intervenir afin que le littoral de Cala di Fica cesse enfin d’être privatisé et qu’il soit accessible à tous. 

Le 28 juillet dernier, une équipe composée de deux journalistes de Direct 8/ Canal + et de deux militantes du Garde, association de défense de l’environnement, réalise un reportage sur la plage de Cala di Fica près d’Aiacciu. Page privatisée, de fait, par M. Appietto, qui possède une entreprise d’excursion en 4X4 et interdit tout passage.

Vers 20 h 30, M. Appietto père et fils, attendent le retour de l’équipe de tournage sur le port de l’amirauté en Aiacciu pour les agresser. Agression violente et frontale. La première représentante du Garde, une femme de soixante dix ans, est agrippée par un bras, elle tombe à genoux, son appareil photo est arraché et jeté à la mer. La seconde est menacée de mort puis projetée à terre. Son fils, âgé de dix ans, qui essaye de s’interposer pour défendre sa mère, est également molesté. L’enfant est conduit à l’hôpital pour traumatisme. Le journaliste n’est pas épargné.

Faisant leur la maxime : « la meilleure défense c’est l’attaque », Alain et Alexandre Appietto portent plainte contre les représentantes du Garde en les accusant d’agression. Conformément aux réquisitions du procureur, le tribunal n’a pas (heureusement !) retenu cette accusation.

L’enjeu, on le sait, va bien au-delà des menaces. Sur fond de rapport de force et de groupes de pression, c’est la privatisation du littoral corse qui est en jeu.

Le tribunal a donc retenu la culpabilité de M. Appietto : les deux mois de prison avec sursis sont assortis d’une amende de 1000 euros et de l’avance des frais d’expertise sur les conséquences psychologiques pour l’enfant. Un euro symbolique d’amende a été requis et obtenu pour l’autre représentante du Garde. Le journaliste a lui aussi obtenu 1000 euros au titre des dommages.

Cela suffira-t-il a rendre la plage accessible ?

Quatre préfets successifs ont été avertis de la privatisation de cette plage, des pétitions ont circulé. Pourquoi l’État accepte-t-il qu’un quidam bénéfice d’appuis et s’octroie le droit d’empêcher l’établissement de la servitude du sentier sur ce tronçon littoral ? On attend donc maintenant qu’il agisse pour que le sentier du littoral soit véritablement ouvert est que la plage de  Cala di Fica, domaine public maritime, ne soit plus privatisée.

Faits divers ?

En 2011, c’est une militante de U Levante qui est secouée violemment. Elle accompagnait des journalistes de France Télévision sur le même chemin de Cala di Fica, lequel n’appartient pas à M. Appietto. Celui-ci profère des menaces (sans censure dans le texte) : “j’emmerde ces connards de Natura 2000 et le Conservatoire du littoral”. Une main courante avait été déposée.

En 2010. Le Secrétaire général pour les affaires corses (Sgac), se promenant sur le sentier menant à la plage « interdite », a été agressé pour sa présence. Sans doute ne savait-on pas qui il était. Il n’empêche… Il n’aurait pas porté plainte.

Troublant. En avril 2012. L’office du tourisme de la mairie d’Aiacciu fait de la pub pour le business de la famille Appietto : pour 25 euros vous pouviez acquérir le droit de pique-niquer sur le site de Cala di Fica.

U LEVANTE

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