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‘Corse Net Infos’ Les matchs du 5 mai, le Puntettu, le relogement de la communauté manouche… Trois sujets de polémique qui ont, finalement, fait long feu à la session mensuelle d’un Conseil municipal très suivi, lundi soir à Bastia. Au final, rien de nouveau sur les deux premiers points, des postures figées sur un fond sonore attendu, répétitif et stérile. Le revirement de la municipalité sur le 3ème point a donné lieu au plus vif incident de séance.

On aurait pu penser le sujet consensuel au lendemain d’une commémoration qui a rassemblé toutes les étiquettes politiques autour d’un dramatique souvenir, mais, comme chacun sait, le consensus ne siège guère au conseil municipal de Bastia entre majorité et opposition. Le 5 mai n’a pas dérogé à la règle et est venu émailler de joutes verbales, le début et la fin de cette séance post-5 mai.

Pas d’urgence

Dès l’ouverture des travaux, arguant « d’une situation exceptionnelle », Gilles Simeoni demande à Emile Zuccarelli de prendre en compte la lettre ouverte d’Inseme per Bastia sur le 5 mai proposant, notamment, 1 minute de silence préliminaire. Refus tout net du maire qui assène : «J’ai bien reçu votre lettre, j’y ferai droit au moment venu. L’ordre du jour a été donné. Le 5 mai, c’était hier. Aujourd’hui, c’est le 6. Il n’y a plus d’urgence ». Devant les protestations du leader nationaliste, il réplique : « Ce sont des arguties. Vous troublez la séance. Respectez la dignité de ce conseil ». Le public venu en nombre proteste, ainsi que les deux porte-paroles du Collectif du 5 mai, Lauda Guidicelli et Didier Grassi, assis au premier rang. En vain. Le maire ouvre, d’autorité, la séance sur l’ordre du jour prévu.

Des positions figées

L’initiative d’Inseme per Bastia tournant court, on aurait pu croire le sujet clos. Mais, difficile à quelques mois des prochaines élections municipales, devant un public fourni, d’en rester là. Emile Zuccarelli a, donc, tenté de reprendre la main en rebondissant sur la lettre avant la clôture de séance. Comme à son habitude, il n’est pas question pour le patron de la majorité municipale de laisser l’avantage à son adversaire. Et comme d’habitude sur le chapitre du Sporting et de Furiani en particulier, du football corse en général, les deux positions se sont révélées figées et inconciliables. Néanmoins, l’opposition nationaliste a pu finalement s’exprimer.

Revue de Presse et suite de l’article  : 

sur le JDC, Sur Alcudina, sur Corsica Infurmazione/Unità Naziunale, sur France 3 Corse, Sur Corse Net Infosur Corse Matin, sur Alta Frequenza, sur RCFM, Sur ACP

Corsica Infurmazione: l’information de la Corse, des Réseaux sociaux et des Blogs politiques [Plateforme Unità Naziunale]

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