#Corse – Procès des soutiens de Colonna : Deux réquisitions sévères et deux relaxes

Le procès en appel des cinq personnes soupçonnées d’avoir aidé Yvan Colonna pendant sa cavale s’est ouvert ce jeudi après-midi à Paris en l’absence du principal intéressé qui, comme Corse Net Infos l’avait annoncé hier, a refusé d’y participer.

Les prévenus campent, tous, sur la même ligne de défense. Lors d’une audience au pas de course, le ministère public a requis deux relaxes, trois peines allant de 2 à 5 ans de prison avec sursis et privations des droits civiques, civils et familiaux, ainsi qu’un an ferme contre Yvan Colonna pour détention d’armes. Les plaidoiries de la défense se poursuivront vendredi après-midi. Le jugement sera mis en délibéré et rendu d’ici à un mois.

André Colonna d’Istria, Marc Simeoni et Patrizia Gattaceca

Patrizia Gattaceca, Frédéric Paoli, Claude Serreri, André Colonna d’Istria et Marc Simeoni comparaissent, donc, pour la deuxième fois, au Tribunal de Paris, presqu’une décennie après les faits. Leur ligne de défense n’a pas bougé : les quatre premiers reconnaissent avoir hébergé le berger de Cargèse durant sa cavale de 1999 à 2003, le dernier nie toute implication. Yvan Colonna, poursuivi pour détention d’armes au moment de son arrestation, a refusé d’être extrait de sa cellule de la centrale d’Arles pour assister au procès. Il a, également, demandé, à ses défenseurs de ne pas prendre la parole. Il est vrai que, déjà condamné à perpétuité pour l’assassinat de Claude Erignac, le jeu n’en valait pas la chandelle. « Yvan Colonna a refusé d’assister à son procès. C’est son choix, il faut le respecter », a déclaré l’avocate générale qui a requis contre lui un an de prison ferme.

Les raisons d’un appel

Après un rapide examen des faits et des questions ciblées sur l’appartenance ou non des prévenus à un mouvement nationaliste, le réquisitoire, mené tambour battant, a repris, quasiment à l’identique, les réquisitions de peines prononcées en première instance.

L’avocate générale a expliqué que le Parquet avait interjeté appel, non pas sur le quantum des peines qui étaient toutes assorties de sursis comme il l’avait demandé, mais sur le fait que l’accusation de « relation avec une entreprise terroriste » n’avait pas été retenue. Dans ce cas, le Tribunal aurait du se déclarer incompétent et renvoyer l’affaire devant une juridiction compétente, à savoir celles d’Ajaccio et de Bastia. « L’appel du ministère public était inévitable. Le Tribunal ne nous a pas laissé le choix », a-t-elle déclaré.

La presse en parle / Suite et source de l’article

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