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(Unità Naziunale – publié le 6 Octobre 2018 à 15h24) Aujourd’hui, le directeur s’apprête à rejoindre l’administration centrale à Bercy, où il sera désormais « chargé de mission. 

(Corse Matin)



(Unità Naziunale – publié le 6 avril 2018 à 15h24) Les syndicats ont dénoncé les propos du Directeur Régional des Finances Publiques, M. Molliens, lors de la venue du Secrétaire d’Etat auprès du Ministre de l’Action et des Comptes publics, Olivier Dussopt le 26 mars dernier. (Dossier complet ici)

Le 29 mars 2018, Force Ouvrière Direction Régionale des Finances Publiques condamne les propos anti-corses de M. de Mollens dans un mail adressé à plusieurs destinataires. (ci-dessous)

« Soyez assuré, M. le ministre, que dans le cadre du contrôle fiscal nous ne ciblons que les corses, pas les étrangers ni les continentaux »

Le 30 mars, le Président de l’Assemblée de Corse se fend d’un courrier au Premier Ministre afin de dénoncer les propos du Directeur Régional des Finances Publiques. (ci-dessous)

Les députés de Pè A Corsica y vont aussi de leurs proses afin de dénoncer les propos discriminatoires. (Ci-Dessous). Les réactions énervées sont nombreuses dans les communiqués

Hier, le 5 avril 2018, dans un communiqué bien ancrée dans une « république française Une et Indivisible », le Secrétaire d’Etat auprès du Ministre de l’Action et des Comptes publics, Olivier Dussopt, démentait tous propos discriminatoire et  racistes. (ci-dessous)

La contre-attaque du Président de l’Assemblée de Corse

Dans la foulée, le Président de l’Assemblée de Corse, Jean-Guy Talaloni, contre-attaquait dans un communiqué avec en pièces jointes les communiqués des syndicats français CGT, Solidaires et Force Ouvrière.


Voici le communiqué du Président de l’Assemblée de Corse du 5 avril 2018 après que le Secrétaire d’Etat est pris position pour son Directeur Régional :

« Entre la parole des syndicalistes corses et celle de M. Yann Poujol de Molliens, le gouvernement a fait son choix »

Je viens de prendre connaissance de la réponse à mon courrier en date du 30 mars 2018 adressé au Premier ministre, sous la forme d’un communiqué de presse d’Olivier Dussopt, Secrétaire d’Etat auprès du Ministre de l’Action et des Comptes publics (Ci-dessous).

Ce communiqué se réfère explicitement, et à plusieurs reprises, à ma correspondance pour contester les accusations portées par l’ensemble des syndicats des Finances publiques contre le Directeur régional des Finances publiques, accusations dont je m’étais inquiété.

La position du Secrétaire d’Etat relaye la version des faits du directeur, laquelle m’avait d’ailleurs été exposée par ce dernier lors d’une communication téléphonique dont il a pris l’initiative la semaine dernière.

En un mot, les propos litigieux n’auraient jamais été tenus. Ainsi, soit les personnels présents auraient tous été victimes d’une hallucination auditive, soit ils se seraient ligués de façon malveillante pour mettre en cause leur directeur. Entre la parole des syndicalistes corses et celle de Monsieur Yann Poujol de Molliens, le gouvernement a fait son choix. Nous en prenons acte, doutant toutefois que cette affaire puisse en rester là.

Afin que chacun ait la possibilité de se faire sa propre idée, je joins au présent communiqué les différentes prises de position des syndicats CGT, FO et Solidaires.


@JeanGuyTalamoni écrit au Premier Ministre suite au propos Anti #Corse du Directeur Régional des Finances Publiques

#Corse @OlivierDussopt dément le «caractère discriminatoire et ouvertement raciste» du Directeur Régional des Finances Publiques


Le 29 mars 2018, Force Ouvrière Direction Régionale des Finances Publiques condamne les propos anti-corses de M. de Mollens dans un mail adressé à plusieurs destinataires.

Les propos anti-Corses scandaleux de M. de Molliens

A l’occasion de la venue du secrétaire d’Etat à l’action publique, M. Dussopt, lundi 23 mars, le DRFiP M. de Molliens a effectué une visite des services chargés du contrôle fiscal au Centre des finances d’Ajaccio, accompagné également du Préfet et de la délégué inter-régionale.

Chose étrange, dans chaque service visité (PCE, PCRP), le DRFiP a demandé à chaque agent s’il était corse ou non !

Pourquoi cet intérêt soudain porté par M. de Molliens sur l’origine des agents chargés du contrôle fiscal ? Le DRFiP a tenté de démontrer au ministre que les agents ont peur de venir effectuer du contrôle fiscal en Corse !!! Cela signifie pour M. de Molliens, si le taux de contrôle est faible en Corse, c’est à cause de la dangereuse population des ces services, ni en raison des demandes de mutation refusées pour exercer le contrôle !

« Soyez assuré, M. le ministre, que dans le cadre du contrôle fiscal nous ne ciblons que les corses, pas les étrangers ni les continentaux »

Non content d’insulter ainsi la population locale en faisant des amalgames intolérables, il exprime même tout le bien qu’il en pense en s’adressant ensuite en ces termes au Sécrétaire d’Etat : « Soyez assuré, M. le ministre, que dans le cadre du contrôle fiscal nous ne ciblons que les corses, pas les étrangers ni les continentaux » !!!

FO DGFiP dénonce la discrimination anti-corses clairement affichée par M. de Molliens.

Corses = Dangereux criminels + fraudeurs!

Ainsi pour le DRFiP c’est sans équivoque : Corses = Dangereux criminels + fraudeurs!

Ces propos abjects sont purement inacceptables. Il associe au passage et sans vergogne les collègues des services concernés à sa vision clairement discriminatoire de sa politique de contrôle fiscal.

TROP C’EST TROP !

Après avoir récemment dénoncé la discrimination syndicale pratiquée par M. de MOLLIENS, FO DGFiP 2A dénonce aujourd’hui la discrimination anti-Corses clairement affichée par le DRFiP!

M. le Ministre, vous qui étiez présent, prenez vos responsabilités!

Pour FO DGFiP 2A, ces propos intolérables du DRFiP le rendent indigne de ses fonctions.

Les élus FO ont pour leur part décidé de ne plus siéger au Comité Technique tant que M. de Molliens sera Directeur Local de Corse du Sud.


Le 30 mars 2018, Force Ouvrière écrivait au Président de l’Assemblée de Corse :

Monsieur le Président,

Le courrier que vous adressez ce jour au 1er ministre relatif à la rencontre du secrétaire d’Etat avec les agents des finances publiques le 26 mars dernier, courre sur Facebook et le syndicat FO est en train de se faire malmener pour cause d’interprétation erronée de votre écrit.

Quand vous écrivez ceci :

le syndicat FO relate qu’il se serait adressé en ces termes « soyez assuré, Monsieur le Ministre, que dans le cadre du contrôle fiscal, nous ne ciblons que les corse… »

la compréhension immédiate qui en découle est que notre syndicat a tenu ces propos.

Or, il n’a fait que relater les propos du directeur pour la raison même qui justifie votre courrier. Ces propos sont indignes. Ainsi que la suite de votre courrier le démontre, notre syndicat a tenu à manifester sa désapprobation totale en indiquant qu’il n’assisterait plus aux réunions présidées par le dit « directeur ». La confusion née de la lecture de votre courrier m’obligeait à ces précisions. Je profite néanmoins de cette occasion pour vous remercier de votre prompte réaction et l’ensemble des sections FO de CORSE est attentive à la suite qui sera donnée à votre courrier.

 


Le 31 mars 2018, le Syndicat départemental CGT des Finances Publiques de Corse du sud publiait un communiqué :

le Syndicat départemental CGT des Finances Publiques de Corse du sud respectant les élus de la Collectivité de Corse remercie M. Talamoni, Président de l’Assemblée de Corse, d’avoir reçu ses représentants, des les avoirs écoutés sur les problèmes des effectifs dans le département et d’avoir relayé auprès du Premier Ministre leur indignation concernant les propos discriminatoire et anti Corse qu’aurait tenu le Directeur Régional des Finances Publiques de Corse lors de la visite de Monsieur DUSSOPT, Secrétaire d’Etat à l’Action et aux comptes publics.


M. de Molliens, n’entraînez pas nos services dans votre chute !

Face au silence de plus en plus pesant de l’administration, nous souhaitons apporter un message de défense du service public et de ses agents.

Les propos qui ont été tenus le lundi 26 mars par le DRFIP ont déjà été condamnés par notre organisation syndicale et nous ne souhaitons pas les reproduire ici.

Subtil emploi des mots Nous rappelons cependant que ces mots ne sont pas à mettre au conditionnel. Le DRFIP lui-même ne conteste pas avoir prononcé les paroles qui ont été rapportées de manière répétée et concordante. M. de Molliens dit ne pas avoir eu de propos discriminants et s’en tient là. Son idée c’est que tout le monde a mal compris. Incompris, tout comme lors de ses voeux aux agents cette année, quand il a également souhaité la bonne année aux chiens (sic!)

C’est certainement avec cette idée en tête qu’après la révélation publique de son comportement, il est remonté voir les collègues du contrôle pour « s’expliquer »… menace de mutation d’office à l’appui !

Quoi qu’essaie de faire croire M. de Molliens, substituer le terme « corse » à « contribuable relevant de la compétence des services de contrôle » est un raccourci qui n’est même pas imaginable dans la bouche d’un professionnel de la fiscalité, qui plus est haut fonctionnaire de l’Etat. Et encore moins après avoir joué à « corse/pas corse » devant des officiels et des collègues qui, un instant, ont dû se voir remonter la rivière d’Apocalypse Now.

M. de Molliens brosse un tableau injurieux de la Corse pour tenter de faire oublier ses mauvais résultats, ses déboires avec la justice, les collègues qu’il a traînés dans la boue avec une brutalité confondante. Comme toujours, c’est à un bouc émissaire d’endosser ce que ce directeur refuse d’assumer.

Lui c’est lui, nous c’est nous ! 

Dans la stupeur qui nous a tous saisis, certains ont été particulièrement affectés. Nous souhaitons à nouveau témoigner notre soutien aux collègues du contrôle et saluer leur impartialité et leur professionnalisme.

La vision que suggèrent les propos de M. de Molliens est proprement délirante. Elle n’existe que dans son esprit. Nos services, nos collègues, n’ont jamais discriminé qui que ce soit ni jamais pris la moindre consigne dans ce sens.

Si M. de Molliens comptait changer les règles, il a sa réponse : c’est NON. Nous pensons pouvoir affirmer qu’aucun d’entre nous ne se range du côté des inepties proférées.  Il convient de considérer désormais que sa parole n’engage pas nos services.

M. de Molliens, vous vous êtes placé hors nos règles lorsqu’avec vos insinuations injurieuses vous avez terni nos réputations. Vous êtes désormais inintelligible et manquez de la dignité nécessaire au poste que vous prétendez occuper. Nos collègues nous ont donné mandat pour refuser l’inacceptable et vous en prendrez acte par notre refus de siéger en votre présence aux comités techniques, CHSCT, etc


COMPTE RENDU DE L’ENTRETIEN AVEC M GUERIN LINXE

Lundi 26 mars, jour de la visite de Monsieur Olivier DUSSOPT, Secrétaire d’Etat auprès du Ministre de l’Action et des Comptes Publics, une délégation intersyndicale a été reçue par Monsieur le chef de Cabinet du Ministre M Guérin Linxe dans les locaux de la Direction Régionale des Finances Publiques.

Conscients que M Guerin Linxe n’aurait aucune annonce à faire concernant notre Ministère, nous n’avons pas voulu manquer l’occasion de faire part à notre interlocuteur de la situation des services de la DGFIP de Corse du sud. Nous avons souhaité en préambule faire un tour d’horizon (non exhaustif) de la situation en Corse, qui pour rappel est la 3eme Région la plus pauvre de France (et pour Bastia 2éme ville derrière la Seine Saint Denis), dont plus de 20% de la population vit en dessous du seuil de pauvreté, qui compte 25 % de personnes âgées de 60 à 75 ans dont 19 % vit avec moins de 990 euros/mois, Nous lui avons également rappelé la Cherté de la Vie en Corse, notre opposition au démantèlement du service public en général ( santé , éducation ..) et en Corse en particulier liés à nos spécificités.

Nous avons ensuite décliné les problématiques rencontrées par nos collègues et les usagers, consécutives aux suppressions d’emplois dans notre région, et du sort réservé au Service Public au sein de notre ministère avec plus de 40 000 postes supprimés en 15 ans et 65 emplois supprimés depuis 2010 en Corse du sud.

Nous avons clairement exprimé notre opposition aux nouvelles suppressions d’emplois, aux restructurations et externalisations concernant nos services ( ex la délocalisation du service recouvrement produits divers en Avignon) création de la Collectivité Unique sans moyens alloués à la Paierie Régionale, les fermetures de Postes dans le rural au mépris de la Loi Montagne.

Nous avons également pointé du doigt notre désarroi quant à l’exercice de nos missions, la souffrance de nos collègues qui ne peuvent plus rendre un service public de qualité avec entre autre l’appui d’une photo du « jeudi noir au SIP d’Ajaccio » le 20.11.2017.

Nous lui avons précisé aussi le détournement de la loi faite par les experts en immobiliers qui présentent le crédit d’investissement corse de 30 % comme une incitation à investir en Corse pour l’acquisition de biens en s’inscrivant en qualité de loueur en meublé non professionnel avec des prestations para hôtelières (cette une nouvelle niche fiscale…)

M Guerin Linxe nous a assuré que M Macron faisait une priorité des missions régaliennes de l’État en Corse et que suite à la visite des conseillers devant se rendre en Corse dans les semaines à venir , une synthèse globale de la situation serait faite, suite à la nouvelle configuration politique.

Cette réponse nous a surpris et nous lui avons fait remarquer que le projet de la Collectivité unique ne datait pas d’hier, que la situation des effectifs étaient nous l’espérions connue bien avant sa mise en place et que cela n’avait pas empêché M Le Président, soit disant très attaché aux missions régaliennes de l’État, de supprimer encore 18 emplois à la DRFIP de Corse. Cela pourrait laisser à penser que l’on voudrait sanctionner le vote nationaliste aux dernières élections avec en corollaire une sous dotation d’effectif à la Paierie pouvant laisser imaginer une volonté de faire aller dans le mur la Nouvelle Collectivité de Corse .

LES CORSES : TOUS DES FRAUDEURS ?

Nous lui avons demandé quelle avait été la motivation première de cette visite concernant le Contrôle fiscal, si nous étions nous les Corses le coeur de cible ou si la lutte contre la fraude fiscale était une priorité nationale. Sa réponse a été très évasive et pour cause !!

Au même moment se déroulait la visite de M DUSSOPS au SIP d’Ajaccio et notre Directeur aurait présenté à ce dernier les agents du Pôle de Contrôle du Revenu du Patrimoine en précisant s’ils étaient corses ou non corses et l’aurait assuré que nos services ne cibleraient en contrôles que des corses et ne s’occuperaient pas des continentaux, ni des étrangers (sic)!!

Si ces propos et cette volonté de ne contrôler que des Corses étaient avérés, ils seraient clairement discriminatoires et vexatoires en s’attaquant à notre origine d’autant qu’en matière de fraude fiscale nous n’avons pas de leçon à recevoir eu égard aux nombres de mise en examen au sein des différents gouvernements successifs et notamment celle d’un ancien Ministre du Budget en 2012.