Produit CORSU E RIBELLU

X

Deux des hommes interpellés mercredi à Ajaccio, Marseille et Paris dans l’enquête sur l’assassinat, en 2012, de l’avocat ajaccien Antoine Sollacaro sont en cours de défèrement au parquet de Marseille. Deux des six interpellés avaient été remis en liberté jeudi et un troisième, un CRS, vendredi.

Les enquêteurs travaillent essentiellement sur une moto retrouvée abandonnée il y a quelques semaines près d’Ajaccio et qui aurait pu être celle du commando de tueurs de Me Sollacaro. Un véhicule identique, une BMW 1200 GS de fabrication allemande, avait été filmé par les caméras de surveillance de la station-service d’Ajaccio où l’avocat avait été tué par balles le 16 octobre 2012. Les enquêteurs semblent certains qu’il s’agit de la moto des tueurs et qu’elle aurait pu être utilisée pour un autre assassinat, celui du président de la chambre de commerce et d’industrie de Corse-du-Sud, Jacques Nacer, tué par balles dans son magasin du centre d’Ajaccio le 14 novembre 2012.

Dossier France 3 Corse  :

Une arme de poing saisie

Cinq mois et demi après les faits, les gardes à vue se succèdent dans l’enquête très sensible sur l’assassinat de l’avocat Antoine Sollacaro. Samedi matin, les enquêteurs ont interpellé un homme dans un hôtel de Porticcio, au sud du golfe d’Ajaccio, une information révélée par nos confrères de Corse-matin.

A l’arrivée des policiers, l’homme aurait tenté de se débarrasser d’une arme de poing, un 9 mm, en la jetant par la fenêtre. Tombée à la mer, les enquêteurs ont dû faire appel à des plongeurs pour retrouver l’arme et la saisir. Connu des services de police pour trafic de stupéfiants et condamné en 2010 à six ans de prison, l’homme a été placé en garde à vue au commissariat d’Ajaccio.

Neuf personnes placées en garde à vue

Deux autres personnes, connues pour leur appartenance au grand banditisme corse, ont également été interpellées samedi à Paris, portant à neuf le nombre de personnes placées en garde à vue dans ce dossier.

Parmi elles, un garagiste ajaccien a été transféré le 29 mars à l’hôtel de police de Marseille pour y être entendu. L’homme pourrait être présenté dimanche à un juge de la juridiction inter-régionale spécialisée (JIRS) de Marseille en charge du dossier.

Le 27 mars, l’enquête sur l’assassinat de l’avocat ajaccien connait un coup d’accélérateur avec le coup de filet mené par des policiers de la Direction régionale de la police judiciaire (DRPJ), de l’Office central de lutte contre le crime organisé (OCLCO) et de la Brigade de recherche et d’intervention (BRI).  Quatre personnes sont alors interpellées à Ajaccio et dans les environs et deux autres près de Marseille et Paris.

Une moto et des empreintes

Les enquêteurs travaillent essentiellement sur une moto retrouvée abandonnée il y a quelques semaines près d’Ajaccio et qui aurait pu être celle du commando de tueurs de Me Sollacaro. Les policiers souhaitent reconstituer le « parcours » de la moto pour tenter de remonter jusqu’aux assassins. L’engin avait été retrouvé dans un ravin à quelques dizaines de km d’Ajaccio et des empreintes ont pu y être prélevées.

Ancien bâtonnier d’Ajaccio, Antoine Sollacaro, 63 ans, avait été tué par balles, en début de matinée le 16 octobre 2012, de façon très professionnelle, par un tueur à moto dans une station-service de la route des îles Sanguinaires, près du centre-ville, où il s’arrêtait tous les jours acheter le journal en venant de son domicile.

Suite et source de l’article

Vos Réactions, vos commentaires sur Ce forum ?

Corsica Infurmazione: l’information de la Corse, des Réseaux sociaux et des Blogs politiques [Plateforme Unità Naziunale]
Vous aimez cet article ? Faîtes-en profiter vos amis ! »