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Alors que le procureur général dénonce de l’agitation pour l’agitation, les associations de défense des droits de l’homme, les avocats et les surveillants persistent et signent.

Au mois de novembre 2012, Thierry Gonzalez disait : « Je témoigne parce que j’ai peur que quelque chose de grave n’arrive. » Le détenu redoutait en fait un mouvement de révolte. Depuis lors, il semble que la pression accumulée au fil des mois ne descende pas d’un cran. À nouveau, dimanche, les surveillants se sont rassemblés devant la prison en demandant le départ du directeur, Régis Pascal. Ils évoquent des « changements de postes arbitraires », des « pertes de revenus ». Parallèlement l’associa Sulidarità et la Ligue des droits de l’homme s’insurgent des propos de Marc Désert. L’accusant de « déni de réalité ». Les deux associations persistent et signent« des détenus et leur famille, des avocats, des personnels pénitentiaires et leur syndicat témoignent tous dans le même sens : rien ne va plus à la prison de Borgo », insistent les porte-parole de la LDH et de Sulidarità. Balayant la « volonté de faire peur au procureur général »qui évoque des « propos diffamatoires », les deux associations continuent à demander des réponses. Et à s’inquiéter du climat du centre pénitentiaire de la région bastiaise.

248 procédures en 2012

Une chose interpelle tout de même. Et le nombre est officiel puisqu’il émane du procureur général lui-même. En 2012, il y a eu 248 procédures disciplinaires à la prison de Borgo.

C’est-à-dire environ cinq par semaine ou une par jour ouvrable. Cela peut sembler important dans une prison que le plus haut magistrat du parquet qualifie de « plus favorable » que la moyenne au niveau du régime de détention. Le fait est que ces procédures ne donnent généralement pas lieu à contestation.

Cinq seulement en un an. Dont une seule aurait été validée pour « vice de forme ». Le chiffre une nouvelle fois est remarquable. Bien meilleur, en fait, que celui des juridictions de jugement.

Qui sont bien plus contestées que cela. Dans cette logique on pourrait même dire que les décisions disciplinaires de la maison d’arrêt de Borgo sont plus « légales » que les décisions de justice prises par les différents tribunaux. Il faut dire qu’avec quatre décisions de confirmation sur cinq (et encore la décision n’a-t-elle été invalidée que sur la forme) il y a de quoi décourager les plus procéduriers…

Un certain nombre d’avocats d’Ajaccio et de Bastia n’en démordent cependant pas. Le sort qui est fait à leurs clients n’est pas véritablement « normal ». Ils continuent donc de se battre avec les armes qui sont les leurs pour obtenir des réponses.

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