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(Unità Naziunale – Publié le 2 avril 2018 à 16h03) Lors de la récente visite en Corse d’Olivier DUSSOPT, secrétaire d’Etat à l’Action et aux Comptes Publics, M. DE MOLLIENS s’est fendu d’une confidence à son ministre de tutelle marquée du sceau du racisme et de la discrimination et qui si elle avait concerné une « communauté visible », aurait soulevé un tollé général au sein de tout ce que la France compte de belles et bonnes âmes ».

« Soyez assuré, M. le Ministre, que dans les cadre du contrôle fiscal, nous ne ciblons que les Corses, pas les étrangers, pas les continentaux » ?

Mais au-delà du fait que ces propos ne semblent pas avoir choqué plus que ça ledit « Ministre de tutelle », ils sont très certainement révélateurs de « l’esprit du 6 février » semblant animer tout ce que l’Etat compte de représentants dans l’Ile.

A l’évidence, le discours de la Place ERIGNAC et de FURIANI ont donné le ton, à savoir :
-la perpétuation d’une « vengeance d’Etat » à l’encontre des Corses,
-la remise en cause de « l’esprit de Matignon » porté par Michel Rocard, Pierre JOXE ou Jean Michel BAYLET,
-le retour à la volonté originelle des BOURBONS et des MONTAGNARDS, celle de la mise au pas d’un Peuple et de l’éradication de sa volonté d’émancipation.

Cette volonté ferme de mise au pas digne des pires années du colonialisme français triomphant, n’est pas le fruit du hasard ; elle résulte du fait que l’Etat français ne se résout toujours pas à assumer les cuisantes défaites successives de ses inféodés, à savoir les représentants clanistes du «Parti Loyaliste ».

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Municipales de 2014, Territoriales de 2015, Législatives de 2017 et enfin majorité absolue nationaliste de décembre 2017, c’en était trop pour un Président jupitérien, pour une caste technocratique remise au centre du jeu, pour une préfectorale revancharde n’ayant jamais admis le camouflet du limogeage de Bernard BONNET.

Non, les propos de M. DE MOLLIENS ne sont pas un fait isolé ; ils entrent dans une même logique de reflux et de déni démocratiques, de recentralisation et « reprise en main « de l’Administration en Corse.

Oui, les propos de M. DE MOYENS sont dans le droit fil de l’esprit ayant prévalu lors des dernières négociations, à savoir revenir sur les avancées des 36 dernières années, étouffer dans l’œuf toute velléité d’émancipation, ne donner aucun moyen nouveau au Peuple corse qui pourrait lui permettre de s’émanciper, culturellement, économiquement et politiquement.

Ayons donc bien conscience que ce qui anime M. DE MOLLIENS n’est pas l’expression d’un simple dérapage individuel d’un fonctionnaire, mais bien l’expression d’une volonté délibérée, programmée et ciblée de l’Etat et de ses représentants en Corse, à savoir dominer, asservir et étouffer définitivement notre Peuple.

Pour toutes ces raisons, nous, PNC, exigeons bien évidemment le départ immédiat du Directeur Régional des Finances Publiques en Corse.

Face à ce qui est devenu, aujourd’hui la doctrine de l’Etat Français en Corse, le PNC appelle les militants du mouvement national et au-delà tous les Corses, à la vigilance.

Confronté de plus en plus souvent, à un mépris teinté de racisme qui ne se cache même plus, à une volontaire « technocratisation » de la « question corse » le PNC renouvelle son appel à la résolution politique, seule route vers l’émancipation nationale.

U PARTITU DI A NAZIONE CORSA
1er avril 2018