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Quelques jours à peine après la décision de François Hollande de ne pas ratifier la charte des langues régionales, le député européen, François Alfonsi, organisait au Parlement européen à Bruxelles un workshop sur les langues régionales et la diversité linguistique.Invité, l’élu territorial de Femu a Corsica, Saveriu Luciani, est intervenu devant des députés européens, des représentants de la Commission européenne et de l’Unesco, pour porter la voix et les revendications de la Corse en matière de coofficialité et pour revendiquer une démocratie linguistique contre un monolinguisme d’Etat. En marge de cette conférence, il a réagi, pour Corse Net Infos, à la décision de François Hollande et à son impact sur les travaux en cours à l’Assemblée de Corse.

– Quelle est votre réaction à la décision de François Hollande de ne pas ratifier les langues régionales ? 
– C’est, encore, pour la gauche, une promesse non tenue et, donc, un rendez-vous manqué. Voilà un Etat qui botte en touche sur les perspectives de développement des langues, au moment même où les élus de la Corse, bon nombre de parlementaires français et européens engagent un processus politique de sauvegarde et de promotion des langues menacées ! Comment croire qu’en 2013, la France ne prenne pas pleinement conscience de l’extrême menace qui pèse sur l’avenir de nombreuses langues parlées sur son territoire et en Europe ? Dès lors, comment peut-elle bien nous expliquer sa stratégie à venir en matière de préservation de la diversité du patrimoine linguistique et culturel ? L’édifiante lecture de l’article 27 – et 27 bis – de la loi de refondation de l’école de Vincent Peillon témoigne d’un recul historique en la matière. En fait, on se croirait revenu, en 1925, aux temps de la IIIe République, avant la circulaire De Monzie, lorsque l’inspecteur Bréal préconisait de mobiliser les dialectes et les patois au service du français !

– Cette annonce vous surprend-elle ? 
– Non. Et, si je dis que cela ne me déçoit pas… ! Problème constitutionnel ? Serait-elle cette constitution, quand même modifiée à 24 reprises depuis 1958, le joker qui élude toutes les réponses à notre profonde volonté de changement ?

Suite et source de l’article

Corsica Infurmazione: l’information de la Corse, des Réseaux sociaux et des Blogs politiques [Plateforme Unità Naziunale]
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