Produit CORSU E RIBELLU

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Lorsque nous évoquons les coups du sort que parfois nous réserve l’histoire, nous pensons avant tout à des évènements violents, meurtres, cataclysmes ou guerres et, à l’exception peut-être du fameux jeudi noir de 1929, nous ne pensons jamais aux retournements des marchés qui peuvent pourtant entraîner pour la vie quotidienne des peuples bien des renoncements, des précarités voire des misères.

En 1994, et en l’espace de quelques mois, les taux d’intérêt des obligations publiques, c’est-à-dire des bons du trésor émis par les Etats-Unis d’Amérique ont pratiquement doublé. Aujourd’hui, un tel retournement des marchés financiers, consistant à faire payer la dette publique américaine quatre points de plus, représenterait un coût pour le seul Trésor public américain de 600 milliards de dollars par an qui s’ajouteraient à un déficit courant de mille milliards. Une telle perspective hante les esprits des professionnels de manière de plus en plus obsédante. L’idée selon laquelle nous sortons de la crise aux Etats-Unis comme en Europe tout simplement parce que cela a assez duré et qu’il faudra bien que cela finisse un jour relève de l’incantation, de l’ignorance des mécanismes économiques et monétaires et d’une amnésie sur un passé pourtant récent.

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Corsica Infurmazione: l’information de la Corse, des Réseaux sociaux et des Blogs politiques [Plateforme Unità Naziunale]
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