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En prenant la tête du Parti Radical Valoisien, Jean Toma, coordinateur de l’UDI de Corse-du-Sud, met les centristes en ordre de bataille. Sur la voie de l’émancipation.

On avait fini, ou presque, par l’oublier : l’UMP n’est pas un parti politique à proprement parler, plutôt une coalition de partis, au sein de laquelle des courants sont censés s’exprimer avant de… parler d’une seule et même voix, au moment des élections. Voilà, pour la théorie. Pour la pratique, sous l’égide des héritiers du RPR, c’est autre chose, qui pourrait ressembler à ceci : puisque nous allons parler d’une même et seule voix à quoi bon perdre son temps en palabres.

C’est sans doute pour cela que Jean Toma, maire de Sari-Solenzara, président fraîchement élu du Parti Radical Valoisien et néo coordinateur de l’UDI de Corse-du-Sud, lorsqu’on lui laisse entendre que l’UDI serait en quelque sorte l’UMP des centristes, préfère se revendiquer de feu l’UDF. Ce qui, au plan des idées, de la philosophie politique, s’entend aisément. Et nous ramène subrepticement à des temps où deux courants forts s’exprimaient à droite. L’un, l’UDF, étant proche du centre. A ceci près que la question de l’indépendance de l’UDI, vis à vis de l’UMP, aujourd’hui, reste entière. Ce que réfute Jean Toma. « Nous sommes totalement indépendants ! » s’exclame l’ancien compagnon de François Bayrou, celui-là même qui avait fait exploser l’UDF en fondant le MODEM.

Dont acte. En Corse aussi, l’UDI exprimera donc sa souveraineté, dès la municipale de mars 2014, « en présentant des listes partout où nous serons en capacité de le faire ». Il faudra cependant l’aval de Paris pour les villes d’Ajaccio et de Bastia. Mais ce ne sont là que considérations stratégiques.

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