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Le mouvement Herrira de soutien aux prisonniers basques a répondu hier aux déclarations de la ministre française de la Justice concernant le rapprochement et le regroupement des prisonniers basques.

Christiane Taubira avait fait des déclarations vendredi dernier au quotidien Diario Vasco, dans lesquelles elle abordait le rapprochement et le regroupement des détenus basques. Des déclarations qu’Émilie Martin et Fran Balda, représentants de Herrira, ont jugées “positivement”. Par contre, le mouvement s’inquiète de la situation dans les prisons françaises et demande en outre la libération d’un prisonnier atteint de sclérose en plaques.

Dans son entretien au quotidien gipuzkoar, la ministre rappelait que la loi française prévoit le rapprochement et le regroupement (Le JPB du 09/03/2013). Pour Herrira, malgré les bémols mis par la garde des Sceaux, ces déclarations sont “d’une grande importance”. Le mouvement les juge positives pour deux raisons. D’une part, le fait que Mme Taubira ait rappelé ce qui est écrit dans la loi. Le mouvement demande donc à la ministre de “respecter” celle-ci. “D’autre part, nous sommes satisfaits qu’une réflexion se fasse au sujet du regroupement des prisonniers”, a indiqué Herrira. “Le rapprochement et le regroupement des prisonniers sont indispensables au bon déroulement du processus de paix. En répondant de manière positive à ces deux revendications, le gouvernement français effectuerait un pas très important dans le sens du processus de paix”, a estimé Herrira qui a engagé Paris à “passer des paroles aux actes”.

Herrira a également demandé à la ministre et au directeur de l’Administration pénitentiaire, Henri Masse, de “donner l’ordre à leurs fonctionnaires de cesser les mauvais traitements qu’ils infligent aux prisonniers basques”. Cette demande fait suite aux problèmes qu’a connus X. Aranburu à la prison de Toulouse-Seysses (Le JPB du 12/03/2013). Toujours en relation avec cette affaire, Herrira a annoncé avoir saisi le contrôleur général des lieux de privation de liberté.

Autre demande du mouvement à la garde des Sceaux : la libération d’Ibon Fernández Iradi. Incarcéré à Lannemezan, il souffre d’une sclérose en plaques. Il a rejoint, avec Ventura Tome, victime d’un cancer, la liste des prisonniers basques atteint de graves maladies (ils sont désormais 15).

Enfin, le mouvement a rappelé la situation de Txistor Haranburu, Jakes Esnal et Ion Kepa Parot, qui sont entrés dans leur 24e année de détention et qui “ignorent à ce jour leur date de sortie”. En ce qui concerne I. K. Parot, le 22 mars prochain sera examinée sa quatrième demande de libération conditionnelle.

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