Produit CORSU E RIBELLU

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Ce soir, c’est près de 80 personnes qui se sont retrouvées devant la sous-préfecture de Corti à l’appel de la Ghjuventù Indipendentista, malgré le mauvais temps, pour crier haut et fort à l’État français: A TERRA CORSA À U POPULU CORSU !

Malgré les quelques incidents qui en ont émaillé la fin, cette opération est donc un succès. Nous espérons que l’État français saura en prendre la mesure et cessera sa politique de négation de nos revendications. Nous sommes néanmoins bien conscients que le combat ne s’arrête pas là, et nous appelons la jeunesse corse à participer d’avantage aux futures mobilisations. Nous en appelons également à la classe politique insulaire, à qui incombe la responsabilité de présenter les projets de réformes à venir. Nous voulons leur dire que nous restons très attentifs à leurs travaux, et que si nous sommes prêts à les appuyer, c’est à l’unique condition que nos revendications n’y soient pas oubliées.

voici le tract distribué lors du rassemblement avec les incidents entre jeunes et forces de répression  :

Depuis plus de deux mois maintenant, les Corses se voient confrontés au paiement de droits de succession exorbitants voire à la vente de leurs biens immobiliers en raison de la suppression des arrêtés Miot. Différents collectifs se sont créés, se sont exprimés, sont parfois descendus dans la rue. Mais à l’heure actuelle, aucune avancée significative n’est à noter !

Les médias français, si prompts à évoquer la Corse lorsqu’il s’agit d’un assassinat ou d’un attentat, ont à peine évoqué le sujet.

Pendant ce temps, le processus spéculatif continue, les pressions extérieures augmentent, et chaque jour d’attente voit de nouvelles parcelles de terre Corse s’en aller dans les mains d’investisseurs étrangers ou de riches retraités de tous horizons.

Ùn simu più maestri di u nostru destinu. Ci mettenu fora di casa nostra.

Quelques chiffres pour y voir plus clair :

• 81% des Corses se déclarent contre la fin des arrêtés Miot. • Les prix de l’immobilier ont augmenté de 2000% en 10 ans selon la SAFER. • En 50 ans, le pourcentage de résidences secondaires dans le parc immobilier corse est passé de 8% à

45% et l’augmentation suit une courbe exponentielle. • Un nombre infime de Corses ont les moyens d’accéder à la propriété, cependant 5000 nouveaux

propriétaires sont recensés chaque année sur l’île. Dans le même temps, Georges Mela, maire de la troisième commune de Corse, déclare aux caméras de Canal + que la loi

littoral est son ennemie et qu’il est impensable de ne « transmettre que du maquis » aux générations futures.

La même semaine, le conseil constitutionnel qui a considéré en janvier les arrêtés Miot comme anticonstitutionnels, en invoquant l’égalité devant la loi, vient de confirmer au mois de février que les alsaciens et mosellans avaient pour leur part bien le droit de conserver leurs exceptions locales concernant la laïcité (concordat). Deux poids deux mesures ? Le même organisme tolère les exceptions mosellanes mais interdit les exceptions corses !

Récemment, les chiffres du chômage tombent et révèlent une hausse du nombre de demandeurs d’emploi de plus de 11% en un an, touchant particulièrement la jeunesse de notre pays.

Les Corses n’accèdent plus à l’emploi, à la propriété, au logement, c’est une véritable mise à mort du Peuple Corse qui se profile, en tout cas sur sa terre, et ce suite aux différentes politiques menées par l’Etat français en Corse.

Chìfà ?

Nous, jeunesse Corse, poussons aujourd’hui un cri de désespoir.

S’il n’est pas entendu, il sera le chant du cygne de notre Peuple. Chaque journée qui se termine voit notre terre encore plus spoliée que la veille. Nous ne pouvons nous permettre d’attendre encore.

Nous ne demandons rien d’extraordinaire. Comme toutes les jeunesses du monde, nous voulons simplement pouvoir vivre, devenir propriétaires, travailler et prospérer en paix sur notre terre. Ce qui est aujourd’hui devenu impossible ! Nous fondons une bonne partie de nos espoirs à ce sujet sur la réforme institutionnelle actuellement en cours d’élaboration à l’Assemblée de Corse, mais nous sommes à la fois inquiets que nos revendications n’y soient pas prises en compte, et conscients que cette réforme passera d’abord par une réforme constitutionnelle française. Et c’est donc cette barrière qu’il va falloir abattre en premier.

PER UN STATUTU FISCALE CORSU !
A TERRA CORSA À U POPULU CORSU
Ghjuventù Indipendentista

Corsica Infurmazione: l’information de la Corse, des Réseaux sociaux et des Blogs politiques [Plateforme Unità Naziunale]

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