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Meurtre du préfet Erignac, garde à vue musclée d’un commando, traque d’Yvan Colonna… Les Anonymes, fiction réalisée par Pierre Schoeller et diffusée sur Canal +, traite d’une affaire encore brûlante. 

Ce soir, le théâtre municipal d’Ajaccio donne La Symphonie inachevée. L’orchestre accorde ses bassons et ses violons. Après avoir déposé son épouse, le préfet Erignac part garer sa voiture. Il se fait une joie d’assister au concert, il adore Schubert.

La rue est sombre et déserte. Des silhouettes se coulent sur ses pas. Cinq détonations claquent. Ce soir, un homme a été assassiné. Aux yeux de ses meurtriers, Claude Erignac n’est qu’un symbole. Celui d’un Etat dont ils contestent la légitimité. Ce soir-là est le 6 février 1998. Ce qui s’ensuit est un thriller dont seule la réalité a le secret. La guerre des polices pour arrêter les tueurs. Des suspects en garde à vue qui se trahissent, mentent, s’effondrent, avouent, se rétractent, jetant la justice aux trousses d’Yvan Colonna. La cavale, la traque et la capture de ce dernier.

De tout cela, Pierre Schoeller a tiré un film sous haute tension, Les Anonymes, diffusé le 11 mars sur Canal +. Aidé et conseillé par Eric Pelletier, journaliste spécialiste de la Corse à L’Express, le scénariste Pierre Erwan Guillaume a rassemblé les faits pour construire une intrigue qui interroge plus qu’elle n’apporte de réponses sur la nature d’un engagement poussant des hommes à en abattre un autre. Une fiction, oui, mais aussi un brûlot. De quoi susciter des débats passionnés. La routine pour le metteur en scène de L’Exercice de l’Etat.

Suite et source de l’article 

Corsica Infurmazione: l’information de la Corse, des Réseaux sociaux et des Blogs politiques [Plateforme Unità Naziunale]
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