Produit CORSU E RIBELLU

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Au plan politique, pouvons-nous taxer les Italiens d’égoïsme, d’irresponsabilité ou de coupable résignation ? Qu’avons nous fait de mieux que nos voisins en mai et juin derniers ?

Il est rare que je me hasarde sur le terrain purement politique. Je me sens plus à l’aise dans le commentaire des choses de la vie de mes semblables. Pourtant, j’ai très envie de vous parler des récents choix politiques de nos voisins transtyrrhéniens. Vous le savez, ces derniers ont, ces jours-ci, consterné beaucoup de gens raisonnables qui s’imaginent que fixer le destin des pays, des sociétés  et des hommes, doit avoir pour priorité des comptes publics équilibrés, le règlement d’intérêts bancaires exorbitants et le versement annuel de dividendes à des actionnaires toujours plus gourmands. Ce qui vaut à l’Italie d’être aujourd’hui jugée décadente et ingouvernable. Mais la plupart des Italiens s’en fichent à juste raison car ils en ont vu bien d’autres. Depuis des siècles, qu’ils soient natifs de Lombardie ou de Sicile, de Toscane ou des Pouilles, de Vénétie ou de Calabre, ils ont vu passer l’Histoire, les envahisseurs, les occupants, les tyrans, les usurpateurs, les protecteurs et les libérateurs, en restant eux-mêmes et en ne comptant que sur eux-mêmes. S’accommodant avec malice de ceux qui voulaient les dominer, leur donner des leçons ou faire leur bonheur, ils se sont adaptés aux évolutions du monde en usant de gouvernances qui leur sont propres et dont ils maîtrisent à la perfection les spécificités et les subtilités.

Suite et source de l’article 

Corsica Infurmazione: l’information de la Corse, des Réseaux sociaux et des Blogs politiques [Plateforme Unità Naziunale]

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