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Quand l’Etat veut relancer « l’état de droit », on reparle des paillotes.C’est ce qu’avait tenter de faire Bernard Bonnet au lendemain de l’assassinat du préfet Erignac.

C’est ce que fait avec tact l’actuel préfet de Région, Patrick Strzoda, dans cette période d’instabilité criminelle. Dans la région d’Ajaccio, on prend les même, on recommence. Il faut s’y faire. Lorsque l’Etat a quelque mal à imposer l‘ordre républicain en Corse, et c’est le cas depuis quelques années avec une accumulation de règlements de comptes récemment doublés d’une nouvelle vigueur du terrorisme politique, il s’attaque aux cibles les plus faciles. A celles qui transgressent la loi et le font aux yeux de tous, même si une partie de la population est prête à se montrer indulgente.

Eh oui ! en Corse, les paillotes, cibles « occasionnelles » de l’Etat, constituent un bouc émissaire idéal. Même si elles empiètent effectivement sur le littoral et ne sont souvent pas démontables comme le veut la loi, et donc la transgressent. Ce que ne cessent de rappeler avec une belle vigueur les associations corses de protection de l’environnement qui poussent l’Etat à agir. Jusqu’au début des années 90, l’Etat a fermé les yeux sur ces constructions devenues, d’année en année, de plus en plus solides, et donc non démontables, avec des autorisations accordées par les mairies et couvertes par la DDE. Il y a eu les premiers contrôles, les premières procédures qui, après bien des batailles judiciaires, ont fini par donner tort aux « paillotistes » poursuivis, ceci à la fin des années 1990. Il fallait détruire ou démonter, ce que n’ont pas fait les patrons des paillotes.

Et, là encore, l’Etat n’a pas bougé. Il a fallu attendre l’assassinat du préfet Erignac et les manifestations insulaires réclamant l’état de droit pour, qu’à titre d’exemple, les paillotes deviennent un enjeu. Particulièrement pour le préfet Bonnet qui, à défaut d’autres combats, avait fait une « fixette » sur ce problème qui, sans nul doute, n’était pas prioritaire en Corse. Loin de là. Après quelques destructions de pontons de villages de vacances illégaux et d’une paillote ( « La Rose des sables » sur la route des Sanguinaire, à Ajaccio) qu’il a fort médiatisés, l’agité préfet a voulu « faire un coup ». En Avril 1999, sous les yeux des médias qu’il avait convoqués, et accompagné d’une forte équipe de CRS encadrant les engins de destruction, le bon préfet a voulu, au petit matin, détruire deux paillotes de la plage de Mare e sole, sur la commune de Coti-Chiavari.

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