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Il y a peu, à l’occasion d’un reportage diffusé sur « Dimanche + (Canal +) » et consacré à la spéculation immobilière sur l’île, Nous avons tous pu entendre les propos tenus par le premier magistrat de la commune de Portivecchju. Propos qui prêteraient à sourire si la situation n’était pas grave… Propos qui attestent également d’une certaine condescendance pour celles et ceux qui osent revendiquer une toute autre logique de développement économique pour la Corse. « C’est bien le développement durable, la sauvegarde des sites pour les générations futures. On se fait plaisir. » Cette phrase – à elle seule – exprime une arrogance difficilement dissimulée. Il est vrai que M. Mela, alors interviewé, attaque virulemment le fameux article 146-6 de la loi « littoral »… Un article qui semble t-il, le gêne considérablement pour sa vision de l’aménagement du littoral de sa commune. Et pour cause, sans doute épouse t-il inconditionnellement la désanctuarisation de l’île si chère au député Camille de Rocca – Serra. Ce choix stratégique, porté par l’ancien « PADDUC », confère à notre île une vocation économique résidentielle qui ne fera qu’accentuer cette dépossession des terres pourtant ardemment dénoncée depuis l’arrêt constitutionnel de la prorogation des arrêtés « Miot ». Et ce n’est certainement pas à travers une telle orientation que l’on pourra également développer et valoriser le secteur touristique… Ce choix stratégique n’est pas le mien. M. Mela n’en sera point surpris. Par contre où puis je me faire plaisir en aspirant à une toute autre logique économique de développement que celle – déjà constatée – d’un tout tourisme larvé qui fait de notre commune, un bronze cul européen, et où se délectent, dans de somptueuses et immenses villas, tous ces richards et autres « people » qui se fichent éperdument de la Corse et des aspirations de ses habitants ? Ou me fais – je plaisir si j’oppose à cette opulence affichée, l’état délabré de nos hameaux, la disparition de notre tissu social et culturel, l’abandon et la vente de nombreuses parcelles familiales, le bradage du patrimoine bâti ? Où me fais- je plaisir si, en langue corse, je reprends ce que nombre de ses amis affirment aussi quotidiennement : « Un semu piu indé noi ? Eux comme moi ne reconnaissent plus leur ville, ou n’y retrouvent plus son âme… Quant au maquis que M. le maire agite au détour d’une tirade

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