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Les jeunes du collectif « Giuventù Corsa » (Ghjuventù indipendentista, Ghjuventù Paolina, Cunsulta di à Ghjuventù Corsa, Pnc Ghjuventù, Ghjuventù Arritta, Ghjuventù Vagabonda…) se sont mobilisés une nouvelle fois à l’Università di Corti pour soutenir l’avenir des Corses et de la Corse. 

ghjuventucorsagiuventuL’année 2013 annonce le retour de l’occupation du terrain revendicatif de la Lutte de Libération Nationale par la jeunesse corse, quelle suive un cursus scolaure ou non. Revendications pas seulement liées aux problèmes étudiants, mais aussi des revendications purement politique,  preuve en est les dernières prises de position publique de la jeunesse comme en décembre dernier contre la drogue, en appelant à manifester à Aiacciu, puis contre le retour de la Corse Française Républicaine lors d’une conférence de presse le 10 janvier dernier, regroupant pas moins d »une centaine de jeunes et « de moins jeunes ». Distribution de tracts, bombages, conférence de presse mais aussi communication tous’azimut sur internet, les réseaux sociaux, la mobilisation se modernise… et s’amplifie…

Hier dans l’amphi « Ribellu », A Ghjuventù Corsa avait convié les corses à venir assister à une réunion-débat sur le sujet de la défense de l’Arrêté Miot, récemment censuré par les 9 sages du Conseil Constitutionnel Français.

Encore une fois les jeunes ont réussi le pari de faire déplacer plus d’une centaine de personnes dans l’amphi Ribellu afin de débattre sur cette thématique conjoncturelle. Questions, réponses, explications, débat sur les conséquences de l’entrée de la Corse dans le « droit commun », sur la revendication du ‘Statut Fiscal », la réforme institutionnelle, l’appel à mobilisation du 9 février prochain à Bastia.

Ces mobilisations d’une jeunesse en lutte vont en appeler d’autres très rapidement, et la présence des élus et autres militants politiques lors de ces mobilisations démontrent s’il en est que l’ensemble du mouvement national a décider de se faire entendre sur tous les fondamentaux que le peuple corse revendique depuis plus de 40 ans et qui aujourd’hui sont incontournables pour la sauvegarde des corses.

A travers un texte distribué les jeunes ont rappelé le pourquoi de cette revendication : « Depuis plusieurs semaines, et sous l’influence d’une décision incompréhensible du Conseil constitutionnel, le dispositif fiscal propre à la Corse en droit des successions n’est plus en vigueur. Cette mesure dérogatoire pour la Corse en place depuis le début du XIXe siècle nous exonérait en partie de droits de succession. Contrairement à une idée reçue, les corses ont bien payé pendant des années des droits de succession, comme l’attestent les registres de l’époque, et la disposition dérogatoire n’est pas le fruit de l’époque napoléonienne puisqu’elle fut enterrée par des dispositions législatives nationales à l’aube des années 2000. Dans ce contexte, la fin des effets des arrêtés Miot est un coup de grâce porté à la Corse et à son peuple, et un manque total de respect pour l’ensemble des forces vives de ce pays, notamment celles du GIRTEC dont le travail n’est pas reconnu à sa juste valeur.

Nous deviendrons ainsi la première île méditerranéenne à devoir s’acquitter de droits de succession pour une prétendue « égalité devant la loi » qui ne fera qu’accroître les inégalités. Au-delà du simple cadre de l’arrêté Miot, la situation actuelle n’est que le fruit d’une politique « de l’autruche » pendant des années où, plutôt que de poser réellement les problèmes de la situation corse, à savoir quelle place pour la situation insulaire au regard du sacro-saint principe d’égalité, les successives prorogations servirent de paravents, et les questions de fond restèrent en suspens. Une majorité de corses, dont vous faites sûrement partie, devra payer des sommes astronomiques pour hériter des biens immeubles (maisons, terrains) de leurs parents, grands-parents, oncles ou tantes. Quel corse a les moyens de s’acquitter d’une telle somme pour vivre sur sa terre, dans sa maison de famille ?

Que va-t-il donc se passer ? Nous devrons vendre. Vendre pour survivre. Vendre le peu de biens qui restent encore entre les mains du peuple corse. Les investisseurs fortunés se feront un plaisir de sauter sur l’occasion en flairant la bonne affaire au soleil, pendant que le peuple corse sera condamné à l’entassement dans des résidences spécialement conçues pour corses expropriés. Est-ce l’avenir que vous souhaitez pour notre terre, pour notre jeunesse, pour notre peuple ?

Allons nous une fois de plus nous laisser faire, ou est-ce enfin l’heure de se révolter contre un système qui, si nous ne faisons rien, nous annihilera entièrement à très court terme ?

Ce coup de grâce porté à notre société déjà affaiblie restera-t-il sans réponse ?

Cela fait plus de 30 ans que le problème perdure, il est plus que temps de trouver une solution qui passe par un statut fiscal propre à la Corse, dans le cadre plus large d’une révision constitutionnelle. Pour ne pas rester immobile et sans réponse au vaste mouvement de contestation organisé par l’ensemble de la société civile, la jeunesse corse se mobilise !

O corsu, avà ghjè ora di falà in carrughju pè mughjà a to rivolta. »

Giuventù Corsa

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