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Par le biais d’un courrier adressé au maire de Hendaye, le sous-préfet de Bayonne vient de lancer une véritable déclaration de guerre à la langue basque. En remettant en cause la volonté d’une collectivité publique d’œuvrer ou d’aider à la création d’une ikastola sur son territoire, le représentant de l’État engage un bras de fer avec Seaska, qui comptabilise aujourd’hui 30 ikastola et plus de 3 000 enfants scolarisés.

Herrira-logo basque euskalCette loi Falloux sert aujourd’hui de prétexte au sous-préfet Patrick Dallennes pour empêcher le développement et la création de nouvelles ikastola. En utilisant un chantage financier, le courrier du sous-préfet a pour seul objectif de faire renoncer la commune de Hendaye à son projet, alors même que celui-ci est semblable aux dizaines d’autres qui ont été mis en place dans d’autres communes du Pays Basque. Coïncidence, la menace intervient au moment même où un débat politique concernant ce projet a vu le jour au conseil municipal de Hendaye, ce que n’ignore pas, bien entendu, l’envoyé de Valls. Même si le sous-préfet se sert de la seule application de la loi pour justifier son attaque, il sait pertinemment que sa requête remet totalement en cause l’avenir de tous les projets de Seaska en Pays Basque Nord, notamment celui de la construction prochaine d’un nouveau lycée annoncé sur le BAB.

À l’heure où le Pays Basque se sent méprisé et insulté par un ministre de l’Intérieur qui méconnaît complètement la réalité de notre territoire, nous sommes confrontés aujourd’hui à une véritable agression qui veut remettre en cause le système des ikastola, système grâce auquel la langue basque a pu être momentanément sauvée. Il apparaît que l’arrivée du nouveau sous-préfet à Bayonne coïncide avec l’attitude irresponsable de Manuel Valls concernant le Pays Basque : déclarations choquantes, arrestation d’Aurore Martin, méconnaissance des débats locaux, et aujourd’hui attaques contre Seaska et la langue basque… Le pouvoir socialiste en place à Paris depuis huit mois est en train d’accumuler les agressions les unes après les autres, alors même que le Pays Basque montre tous les jours sa maturité à répondre aux défis locaux. Un pouvoir parisien de plus en plus éloigné des préoccupations locales…

Un ministre zélé qui a pour seule ambition le trône en 2017… Un Pays Basque qui prend ses responsabilités et qui avance malgré tout… Autant d’ingrédients qui ont permis à des régions, comme la Catalogne en ce moment, de se prendre en main.

L’heure du Pays Basque viendra.

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