Produit CORSU E RIBELLU

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Il n’y a pas que les nostalgiques du « ucone », ceux pour qui la Corse doit rester éternellement figée dans le souvenir qu’ils en ont. Il n’y a pas que les jusqu’au boutistes de la spécificité pour qui cette île ne doit ressembler à aucune autre et faire la différence sur tout et n’importe quoi.

jdcIl n’y a pas que les fanatiques de la commémoration qui, pour des raisons spécifiquement politiques referaient Ponte Novu trois cent soixante cinq fois par an. Il y a les autres plus nombreux, hélas et plus véhéments, hérauts intransigeants d’un néo corsisme paré de toutes les vertus et dans lequel le peuple, tout entier devrait, s’immerger pour son bonheur. Ceux-là, bien entendu, n’ont de leçon de patriotisme à recevoir de personne. Ne sont-ils pas les patriotes (avec la majuscule s’il vous plaît), les seuls à être auréolés de cette grâce et de cette lumière qui éclairait le siècle de Pascal Paoli, « U Babbu » comme ils disent.

On les entend souvent proclamer haut et fort, mais toujours en français, la nécessaire obligation de rendre le corse obligatoire, de la maternelle à l’université et coofficiel partout ailleurs. En attendant, lorsqu’ils se hasardent à l’utiliser, ils le truffent de tant de barbarismes et d’impropriétés qu’on a vraiment du mal à admettre que ce sabir puisse être comparé à une langue. « Je suis Corse, Madunnaccia et puis voilà ! » chantait naguère un contemporain de Tino Rossi. Eux ils sont Corses sans blasphémer la Sainte Vierge, mais leur trop plein de corsitude est une injure permanente à notre tranquille appartenance.

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