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(Unità Naziunale – Publié le 22 mars 2018 à 11h43) Après le Sénat, l’Assemblée Nationale vient d’adopter, à l’unanimité moins deux voix, le “projet de loi relatif à l’organisation de la consultation sur l’accession à la pleine souveraineté de la Nouvelle-Calédonie“.

L’Etat reconnaît dans les accords de Nouméa du 5 mai 1998 « la vocation de la Nouvelle-Calédonie à bénéficier d’une complète émancipation ». Un référendum sur l’indépendance de la Nouvelle-Calédonie aura donc lieu le 4 novembre 2018.

Les accords de Nouméa, signés après des décennies de luttes dans lesquelles les Kanaks ont payé le prix fort, ont ouvert la voie du dialogue que la France a accepté. On se souvient que le premier ministre de l’époque, Michel Rocard, était déterminé à régler ce conflit par le dialogue. Convaincu que le centralisme n’était pas une solution viable, il avait permis à la République de faire preuve de souplesse et de pragmatisme à l’égard du problème de la Nouvelle-Calédonie.

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Les Néocalédoniens pourront décider de leur avenir, avant la fin de l’année. Mais au risque d’influencer le vote des électeurs, l’Etat français devra observer une parfaite neutralité pendant la campagne électorale et ne pas prendre partie pour un des deux camps. Le bon déroulement du scrutin et l’acceptation des résultats en dépendent. C’est aux Néocalédoniens et à eux-seuls de décider, en toute conscience, de leur avenir.

RPS