Produit CORSU E RIBELLU

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La Corse est une île. Depuis l’aube des temps. Et l’une des principales préoccupations des peuples qui l’ont habitée a été de franchir la mer pour rompre leur isolement. Cette préoccupation hante les esprits aujourd’hui encore.

jdcPlus que jamais. Les bateaux d’abord, les avions ensuite tentent d’établir un trait d’union entre la Corse et le Continent tout proche à l’Est, un peu plus éloigné à l’Ouest. Ce sont, bien sûr, les bateaux qui assurent les liaisons essentielles, transportant les passagers mais surtout les marchandises sans lesquelles le pays serait bien vite réduit à la disette. Or, depuis plus de cinquante ans, le spectre de la disette prend des formes inquiétantes lorsque les syndicats de marins ordonnent le blocage des navires pour faire aboutir leurs revendications. On ne compte plus les grèves ainsi décidées au cours desquelles l’économie insulaire a été littéralement paralysée afin qu’une poignée de navigants puisse obtenir les augmentations de salaires et le confort de la profession.

Et lorsque l’insulaire à bout de nerfs et à bout de souffle crie sa colère on lui met aussitôt sous le nez le sacro-saint droit de grève au nom duquel il est permis de le prendre en otage et lui faire rendre gorge. Passe encore si les grèves des transports maritimes étaient de courte durée. Mais elles sont, au contraire, longues et contraignantes. Afin de faire mentir les notions de service public et de continuité territoriale dont, à chaque instant, on nous rebat les oreilles. Et puis arrive un jour où les marins syndiqués sont pris à leur propre piège. Ils n’ont pas vu la montée en puissance d’une compagnie sans grèves ni grévistes qui, dés la fin du monopole de pavillon, a commencer à grignoter des parts de marché pour finalement en rafler plus de la moitié imposant par là même un incontestable leadership. Les syndicats continuent certes de bloquer les navires de la compagnie dite nationale mais le peuple n’en a cure puisque les liaisons sont désormais assurées et que l’île n’est plus isolée comme elle le fut naguère. Pendant ce temps la compagnie en question se débat au milieu de mille difficultés. Les marins grévistes risquent de devenir un jour des marins chômeurs. Tant va la cruche à l’eau…

L’Edito d’Aimé Pietri

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