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Plus d’une centaines de jeunes corses s’étaient réunis le jeudi 10 janvier 2013 pour dénoncer les positions figées de l’association France-Corse. Des jeunes mais aussi des moins jeunes étaient mobilisés dans la Salle 001 de la « Fac de droit », beaucoup de monde donc, une bonne centaine de jeunes de différentes obédience du mouvement national, (Ghjuventù Indipendentista, Ghjuventù Paolina, Cunsulta di a Ghjuventù Corsa, PNC Ghjuventù), mais aussi des non encartés (Ghjuventù Vagabonda, Ghjuventù Arrita), et des anciens jeunes, militants eux aussi dans le passé des différentes structures de jeunes et  qui sont  aujourd’hui  des militants confirmés des structures « adultes ».

jeuneCorsevieuxanticorseDes jeunes, des moins jeunes, et des militants de tous bords pour les soutenir face aux idées passéistes. Cette centaine de personne s’était donc retrouver à l’université plus de 25 ans après les incidents avec les militants du FN et de la CFR sur le campus, pour dénoncer l’actuelle CFR « France tiret Corse » qui depuis quelques semaines gesticulent dans la presse pour dénoncer tour à tour, la langue corse, le peuple corse, le stintu corse, enfin tout ce qui fait la spécificité corse… Les différentes organisations de jeunes se sont  érigées en une sorte de collectif pour combattre la résurgence des idées de la Corse Française Républicaine qui avait été dans les années 80 à l’origine de bien des violences notamment sur le campus universitaire.

Voici le communiqué de la CFR : 

Plusieurs associations d’étudiants  nationalistes se sont groupées en un collectif destiné à dénoncer France-Corse. Ce collectif a tenu une conférence de presse au cours de laquelle tout en prétendant  ne pas vouloir « critiquer la liberté d’expression, ni museler qui que ce soit » entend cependant imposer des limites à cette liberté en ce qui nous concerne.  S’appuyant sur la défaillance d’une majorité des élus territoriaux, le collectif  considère que « la société corse » s’est ralliée aux thèses nationalistes, ce qui pour lui semble interdire à ceux qui ne se reconnaissent pas dans ces thèses de continuer de défendre leurs propres idées. C’est oublier  qu’il y a dix ans la population consultée avait désavoué une majorité d’élus tout aussi large. Et qu’être éventuellement minoritaire n’interdit pas de s’exprimer, ce que ne manquent d’ailleurs pas de faire  les nationalistes depuis quarante ans.
Nous n’épiloguerons pas sur les messages de haine à l’égard de la France et des corses qui expriment leur attachement à la France  (nous tenons ces messages, que nous recevons régulièrement, à disposition des élus et des médias). Nous nous contenterons d’affirmer avec force que c’est  l’amour de la Corse qui nous fait :

  • craindre les dégâts d’une doctrine politique mortifère pour notre île (et non pour la France qui économiserait simplement plusieurs centaines de millions…)
  • souhaiter son maintien au sein de la République française, qui donne aux Corses un niveau de vie supérieur à celui des habitants des autres îles de la Méditerranée
  • mettre en garde contre la prétention à obtenir des droits exclusifs (statut de citoyen-résident, coofficialité, réforme constitutionnelle …) qui risque de marginaliser notre île et de l’affaiblir.

Nous reconnaissons le droit à d’autres de ne pas penser comme nous et de croire à la valeur de leurs idées. Nous ne réclamons pas qu’on les bâillonne ni qu’on les prive de médiatisation. Nous demandons simplement qu’on nous reconnaisse le même droit d’exprimer nos idées publiquement, et qu’on ne tente   pas de nous réduire au silence au motif que notre « voix discordante est particulièrement dérangeante ». Vivre en démocratie c’est accepter d’entendre des mots qui nous dérangent. Ignorer cela en dit long sur la faillite de la formation des citoyens dans notre île. Au lieu de défendre les idées auxquelles il croit, le collectif anti-France-Corse a choisi la haine et l’intimidation. Sans reculer devant l’incohérence lorsqu’il allègue que nous ne représenterions « plus rien ».  Pourquoi, dans ce cas, distraire un temps précieux à créer un collectif et à consacrer une conférence de presse à jeter l’anathème sur France-Corse, prenant ainsi le risque d’accréditer fortement  l’idée que nous sommes en fait aujourd’hui, par notre seule parole,  l’un des principaux obstacles à la réussite du projet séparatiste que certains voudraient imposer à la Corse ?

FRANCE-CORSE : Le bureau directeur collégial

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