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“J’ai hâte de reprendre ma militance.” Ni sa remise aux autorités espagnoles ni son incarcération ne semblent avoir affecté la détermination d’Aurore Martin. Plus de deux semaines après avoir quitté la prison de Soto del Real, où elle a été incarcérée pendant 52 jours, la militante abertzale a appelé hier à poursuivre la mobilisation en faveur du processus de paix au Pays Basque.

Foto: Ap
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“Si je suis de retour au Pays Basque, c’est grâce à la mobilisation.” Seule face à une flopée de journalistes, Aurore Martin a tenu à remercier les personnes qui se sont impliquées pour obtenir sa libération : “Il y a la participation exceptionnelle des responsables politiques”, a-t-elle expliqué “mais aussi celle de la société”. “Je voudrais également remercier le Collectif des prisonniers politiques basques.” Après avoir rejoint le collectif pendant plus de sept semaines, la jeune femme espère que ces anciens compagnons “puissent, à leur tour, bénéficier de la même solidarité”. Samedi, elle participera, à Bilbo, à la manifestation en faveur des droits des prisonniers basques convoquée par le mouvement Herrira. Et espère bien que nombre de secteurs de la société feront de même.

“Paris pourrait être une clé” “Il est temps que le gouvernement français s’engage dans le processus.” Le message est directement destiné à Paris. Jugé “responsable” de sa remise (cf. encadré), Paris “pourrait être une clé” dans la résolution du conflit alors que les démarches sont “toujours unilatérales” et que la position de Madrid reste bloquée. Reste que le gouvernement français ne s’est jamais démarqué de son homologue espagnol. Mais Aurore Martin ne désespère pas de voir la position de Paris évoluer : “Les choses changent grâce à la mobilisation.” La militante abertzale est sans doute bien placée pour en témoigner.

“Aucun doute” sur la gestion politique de son dossier Aurore Martin a ses certitudes sur la “gestion politique” de son dossier. À l’occasion de la conférence de presse donnée hier, à Bayonne, la jeune militante a en effet assuré que le gouvernement français a joué un rôle dans sa remise aux autorités espagnoles ainsi que dans sa libération. La rapidité de la mise en place du dispositif pour la remettre aux autorités espagnoles, mais aussi le contexte politique (rencontre Valls-Fernández Díaz, entretien dans El País, arrestation de membres d’ETA) font dire à Aurore Martin que sa remise n’a pas été fortuite. Dans le même sens, la militante abertzale estime que, pour sa libération, “toutes les conditions étaient requises pour que je puisse partir vite”.

Antton ROUGET

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