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#Corse « Les militants grognent, qu’attend-t-on pour serrer les rangs ? » par Max Simeoni

(Unità Naziunale – publié le 19 mars 2018 à 10h02Le pouvoir central a ranimé les cendres du clanisme pour contenir les natios.

• Il refuse la Charte des langues minoritaires
•Il refuse le statut de résident…
• Nous en sommes réduits à négocier pour passer par le chas d’un article 72-5.

Et pour espérer, dos au mur, une loi qui en définirait la nature et nous attribuerait des moyens. Danger...

Précédée par plus de 50 années de lutte des natios opposés au système jacobin-clan, une nouvelle période s’est ouverte. C’est l’époque des premiers succès électoraux et d’une série de statuts (Defferre, Joxe, Jospin..) accordés par l’État. L’Assemblée unique, dernier en date, accouche d’ailleurs difficilement. Au vu des objectifs du mouvement national qui entend sauver le Peuple Corse et sa terre, ces statuts sont tous insuffisants même s’ils ont été considérés comme une avancée vers l’autonomie.

La décolonisation achevée et la construction européenne commençant, les idées portées par le mouvement national ont, peu à peu, été adoptées, même si elles purent paraître farfelues, voir dangereuses.

Les frontières abolies, l’opinion a découvert que divers statuts d’autonomie sont légions dans les démocraties européennes et que l’État républicain hypercentralisé est une exception.

L’avancée laborieuse des idées des natios a connu son lot d’erreurs, de contradictions, de drames aussi, mais elles luttaient contre l’injustice, pour les droits des Peuples et des Hommes. Elles n’ont pas pu être escamotées.

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Elles ont commencé à percer.

En parallèle, on a assisté à l’effondrement des partis hexagonaux avec l’irruption d’un Président sans opposition au Palais Bourbon, campé d’une opposition sénatoriale au Luxembourg. Toutes choses qui renforcent le pouvoir pyramidal detenu par ce Président pressé d’agir pour réformer la France. Il est cependant dans l’obligation de mettre en place l’Assemblée unique (AU) que le Parlement vient de voter sous Hollande.

D’autant que candidat à la présidence il avait pris une teinte girondine.

Parallèlement, ce chamboulement a vu la fermeture des clans et l’arrivée des natios aux commandes. Mais le Président de la République détient tous les pouvoirs, et même si l’Éxécutif entend parler au nom d’un Peuple étouffé, il n’a, pour négocier, que les pouvoirs d’un élu local.

Ainsi, le Président envoie des ministres qui évaluent, sondent, balisent… fixent des lignes, mais laissent le dernier mot à Jupiter qui brusquement dit non, commémorant l’assassinat du Préfet Erignac par une mise en scène.

Cependant, comme il doit mettre en place l’Assemblée Unique. Il laisse la porte institutionnelle entrebâillée par l’article 72-5. Ce dernier ne débouche pas sur l’autonomie mais maintient la Corse dans le droit des régions hexagonales ; avec l’espoir qu’une loi organique -dans plus d’un an ouvrira quelques possibilités d’agir. Le 72-5 est en négociation, il devra être défini d’ici fin mars mais sa valeur opérationnelle ne sera effective qu’après le vote de la loi organique (à négocier) par les deux Chambres, après avis du Conseil d’État et sans recours au Conseil Constitutionnel. La progression des élus natios prend les allures d’un trail.

Les vaincus de la passe électorale insulaire ont tous besoin du pouvoir central. Celui-ci les pousse à contenir la majorité natio. Ces derniers sont donc seuls contre tous. Ce pourrait n’être qu’inconfortable mais ils ne peuvent rien faire de valable pour répondre aux attentes des milliers de précaires, et aux espoirs des réveillés. Dans ce trouble général, ils portent seuls la responsabilité d’une stagnation.

Ils ont les titres d’une légitimité démocratique sans de véritables pouvoirs. Ils négocient avec l’État à flux tendus. Ils sont dans une situation d’usure où leurs adversaires font collusion afin qu’aux prochaines municipales et surtout, dans trois ans, aux territoriales, ils soient assez affaiblis.

Ce lundi matin j’écris quand nos élus vont être reçus par le Premier Minstre accompagnés par la main de Madame Corse.

Va savoir, dès ce soir, si l’article 72-5 est viable ?

SUITE ET SOURCE DIRECTEMENT SUR ARRITTI

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