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Dans la nuit de Samedi 21 au Dimanche 22 janvier 2006 : Lisandru Vincenti, 24 ans, meurt lors de l’explosion de la charge explosive qu’il était en train de déposer contre la fenêtre du bâtiment du trésor public à Aix en Provence.

 Les hommages sont nombreux entre la date de sa mort et ses obsèques. C’est un choc pour l’ensemble du Peuple Corse.

Dans le Journal ARRITTI, Jean François Bernardini d’I MUVRINI, lui écrira un hommage émouvant : TI SCRIVU FRATELLU Pour le battement de ton cœur qui n’existe plus Pour celui qui manquera à tes amis à ta famille Pour celui dont ta mère ne pourra jamais se passer Ti scrivu fratellu Je t’écris, Même s’il est des jours ou seul semble importer sur terre, Ce qu’un cœur dit à un autre cœur Dans un message silencieux… Je t’écris pour ceux qui ne savent pas Et ne sauront peut-être jamais Ce qu’ils ont volé à ce pays à ses lendemains, à ses enfants… Je t’écris pour les sonnettes d’alarmes non entendues et les non réponses Je t’écris pour ceux qui mettront toujours leurs idées…en lieu et place de leurs yeux. Il ne te manquait sans doute rien Lisandru… Mais peut-être avais tu oublié une chose, Une seule petite chose… Tu ne savais pas que tu étais inapte, incompétent à la violence… Il aura fallu ce soir du 22 janvier 2006 pour que tu l’apprennes à tes dépens… (…) Alors aujourd’hui nous en sommes là Il ne te manquait sans doute rien Lisandru… Quant à nous, Il nous faudra entendre répéter les mêmes certitudes… Les mêmes dogmes arrogants… Le même culte de la continuité et de l’inflexibilité… Il nous faudra encore entendre tous les mots automatiques, revenir à la charge… Comme à chaque symptôme, Comme à chaque défaite, Comme à chaque drame… Comme pour mieux nous abandonner… Ce soir en t’écrivant, Je ne sais si d’autres me classeront au rang de ceux qui cautionnent et nourrissent le culte de la violence… Je ne sais non plus si c’est la Corse qui t’a enrôlé… Ou si ce sont tes frères qui l’ont fait… Si c’est la Corse qui t’a armé.. Ou si d’autre t’y ont conduit…
Ti scrivu fratellu ce soir je t’écris Je t’cris pour CEUX QUI AURONT L’HUMILITE DE DIRE… ET SI C’ETAIT MON FILS… ET SI C’ETAIT MON FRERE…

GFB / ARRITI

Source et suite des hommages

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