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Les experts scientifiques du Comité national de protection de la nature (ministère de l’Environnement) acceptent les compensations environnementales à la destruction partielle de l’herbier de Posidonie

logo corsematin2011L’obstacle environnemental qui, sur la route maritime de ce projet titanesque de l’ordre de 4 à 500 M€, faisait figure de Cap Horn, a été franchi avec succès. Avec une écrasante majorité du collège d’experts scientifiques qui le compose (sept voix pour, une voix contre et une abstention), le Conseil national de la protection de la nature a estimé que les dommages naturels causés par la construction du Grand Port de la Carbonite, à la sortie sud de Bastia, étaient largement réparés par d’importantes mesures compensatoires.

Pourtant, le résultat était loin d’être joué d’avance. Au-delà des considérations économiques et sociales, le dossier, validé à deux reprises par les élus territoriaux, se heurtait à un écueil environnemental de taille : la destruction d’une cinquantaine d’hectares d’espèces protégées, en l’occurrence une parcelle significative de l’herbier de Posidonie situé au large du littoral de l’Arinella, un écosystème qui bénéficie d’un niveau de protection très élevé tant sur les plans nationaux que communautaire.

C’était donc une figure imposée : la réalisation du Grand Port exigeait l’obtention au plus haut niveau de l’État d’une « autorisation exceptionnelle d’atteinte à une espèce protégée ». Pour l’obtenir, il était indispensable que, d’une part, le caractère majeur d’intérêt public du dossier soit incontestable et, d’autre part, que les propositions de compensations environnementales soient telles qu’elles ne se refusent pas.

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