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En 2013, la Corse devra, elle aussi, franchir sa falaise, une falaise constitutionnelle, puisque nous savons désormais, après la décision du Conseil constitutionnel, qu’aucune spécificité de notre île ne peut être admise dans le cadre constitutionnel actuel au nom du principe de stricte égalité entre les territoires.

paulgiacobbideputepresidentcorseUn certain nombre de spécialistes auto-proclamés ont stupidement affirmé qu’il n’était pas concevable que la Corse soit citée nommément par la Constitution afin de déterminer le régime juridique qui est applicable. Or, la Constitution de la République, que ces « spécialistes » n’ont pas pris la peine de lire, cite nommément tous les territoires outre-mer de la France en prévoyant pour chacun d’entre eux un régime juridique qui tient compte de leur spécificité.

Sont ainsi cités et pourvus d’un régime juridique approprié : la Guadeloupe, la Guyane, la Martinique, la Réunion – laquelle est même citée deux fois – Mayotte, Saint-Barthélémy, Saint-Martin, Saint-Pierre et Miquelon, les îles Wallis et Futuna ainsi que la Polynésie française tandis que la Nouvelle-Calédonie fait l’objet des articles 76 et 77.

Mieux encore, la Constitution prévoit que « la loi détermine le régime législatif et l’organisation particulière des Terres australes et antarctiques françaises et de Clipperton » ! Je rappelle que l’îlot de Clipperton est totalement inhabité et que les Terres australes et antarctiques françaises n’accueillent que les oiseaux marins et des expéditions scientifiques sans qu’aucun citoyen y soit résident permanent et encore moins domicilié.

Que ceux qui prétendent qu’il n’est pas souhaitable de tenir compte de la spécificité corse dans la Constitution sachent bien qu’ils consacrent ce faisant la renonciation à toute singularité fiscale et, en particulier, au bénéfice des Arrêtés Miot, qu’ils admettent que la langue corse est condamnée à disparaître et que notre île doit être livrée sans défense appropriée à la spéculation internationale immobilière.

Dans ce domaine, chacun prendra ses responsabilités, j’ai pris depuis longtemps les miennes. La violence meurtrière qui a endeuillé la Corse en 2012 doit être combattue avec fermeté par le gouvernement dont c’est la compétence essentielle et exclusive. Nous espérons à ce titre qu’il saura mettre en œuvre les mesures annoncées et qu’il abandonnera l’idée, absolument anti-républicaine, selon laquelle il appartient à la population de se mobiliser pour assumer sa sécurité.

Pace e salute a tutti !

Paul Giacobbi
Député de la 2ième circonscription de Haute-Corse, Président du Conseil Exécutif à l’Assemblée de Corse

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