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Après une première phase d’échanges fructueux, les intermédiaires désignés par le Collectif des prisonniers politiques basques (EPPK) vont rencontrer les acteurs du Pays Basque Nord dans les semaines à venir. Ils souhaitent de cette manière partager avec les représentants de la société les réflexions du collectif et recueillir de nouvelles propositions, comme ils l’ont expliqué samedi dernier devant la presse.

-Euskadi basqueTout au long des semaines prochaines, les interlocuteurs du collectif vont se réunir avec le Comité pour la défense des droits de l’homme, la Ligue des droits de l’homme, le bâtonnier du barreau de Bayonne, le Conseil de développement du Pays Basque, ELB, EHLG, la Croix-Rouge, le Syndicat des avocats de France et Batera. Les partis politiques tels qu’Abertzaleen Batasuna, Europe Écologie-Les Verts, le Nouveau Parti anticapitaliste et le Parti nationaliste basque vont également recevoir leur visite.

Dans la première phase de prise de contact, la plupart des partis politiques ont accepté de les rencontrer, notamment le Parti socialiste d’Euskadi (PSE). En revanche, “le seul qui aura fait la sourde oreille, c’est le Parti populaire [droite, ndlr]. Il a même dédaigné de nous répondre”, a relevé Joxe Agirre, l’un des interlocuteurs d’EPPK.

À l’issue des premiers contacts établis, le groupe d’intermédiaires a relevé le principe de “bilatéralisme” sur lequel se sont déroulées les rencontres. L’ensemble des interlocuteurs se serait mis d’accord pour dire que “le maintien des mesures d’exception répond aujourd’hui à des seuls critères de vengeance. Plus encore, il faudra vite débloquer la question des prisonniers si l’on veut que le processus aille de l’avant”.

Par ailleurs, le débat s’est enrichi de propositions faites par les partis et syndicats rencontrés sur des thèmes divers.

Dorénavant, les représentants d’EPPK fait des démarches pour que tous ces acteurs puissent le plus tôt possible rendre visite aux porte-parole du collectif en prison et ainsi formaliser avec eux une relation directe.

Ils œuvrent également pour que les gouvernements français et espagnol franchissent des pas vers la fin de la dispersion des prisonniers basques. “Un tel pas ouvrirait un scénario nouveau en ce qui concerne les conséquences du conflit et, en plus, il permettrait à l’EPPK de participer au processus directement et plus efficacement”, a affirmé Joxe Agirre.

Ce dernier a demandé, enfin, de libérer tous les prisonniers et prisonnières atteints de maladies graves, “ainsi que ceux toujours captifs sous prétexte de telle ou telle doctrine”, avant d’appeler à manifester le 12 janvier prochain à Bilbo.

@leJPB / Goizeder TABERNA

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