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« La #Corse s’est vue attribuer, tout au long de son histoire, un certain nombre de régimes fiscaux » Oui mais pourquoi ?

(article de 2012 de Corsica Infurmazione) « La Corse s’est vue attribuer, tout au long de son histoire, un certain nombre de régimes fiscaux dérogatoires ou spécifiques destinés pour la plupart à compenser les handicaps liés à l’insularité. »

etat colonCette introduction pourrait laisser croire que le seul fait géographique explique les handicaps multiples que connait la Corse en 2012, mais l’histoire peut aussi enseigner que la Corse n’a pas toujours eu besoin de dérogations, mais que les tenants des différents gouvernements ont fait d’une corse indépendante à tous les niveaux, une corse dépendante.

La culture d’un territoire se comprend par son histoire, récente et surtout ancienne.

En 2012, l’arrêté Miot est censuré par 9 « sages » dont la plupart ont un compte à régler avec la Corse et les Corses, et ce besoin de faire de la Corse un exemple Républicain tombe à propos dans une conjoncture « anti-corse ». En supprimant cette dérogation à la Corse et aux corses, les « sages » expliquent « le principe d’égalité’, principe qui devrait donc s’appliquer à toutes les régions de France par souci d’égalité Républicaine, mais il n’en sera rien pour les autres régions, soyez en sur.

L’histoire, loin de celle expliquée par ceux qui l’écrivent, les vainqueurs d’un conflit, nous enseigne que depuis plus de 243 ans, la France, ses différents gouvernants, ont fait de la Corse ce qu’elle est aujourd’hui. Une nation ruinée.

Bref, nous avons besoin d’un rappel historique sans prétention :

L’île a de tous temps occupé une position stratégique au sein de l’espace géopolitique méditerranéen. Une fois que l’on a dit cela, tout est dit.

La Corse est indépendante pendant 14 années

Paoli-Napoleon-Corsica-liberaL’histoire de la Corse est celle d’une île devenue française par le sang en 1769 et qui a souvent été l’objet d’enjeux stratégiques et d’influences externes, tout en conservant un fort particularisme, dû à son relatif isolement insulaire.

Elle est « indépendante » sous Pasquale Paoli de 1755 à 1769. Cette Corse indépendante frappe monnaie, possède une constitution démocratique (qui sera reprise plus tard par la France et par les Etats Unis), le Gouvernement est élu, une Université est crée, la fin de la Vendetta est mise en place, le peuple juif a le droit de travailler et l’indépendance permet un développement économique et industriel de la Corse malgré une terre occupée par les troupes génoises dans quelques points forts de l’île. Et bien d’autres choses encore…

Cette indépendance prend fin en 1769, date à laquelle les armées de Paoli sont défaites par la France et ses mercenaires à Ponte Novu. Mais la résistance de cette petite nation, qui a inspiré Jean Jacques Rousseau, est vivement réprimée dans le sang pendant des années, bien après Ponte Novu, par les armées d’occupation qui n’hésitent pas à brûler des villages entier, et à tuer ses habitants, femmes, enfants et vieillard.

L’industrialisation et l’économie en corse continue de se développer depuis l’indépendance malgré la répression et les luttes de clans. Plusieurs compagnies maritimes régionale en corse, usines de savon, de tabac, développement agricole de qualité et viticole, pêche, exportation, etc.…

Sous le régime de Napoléon Bonaparte, qui continue de s’en prendre aux paolistes par une répression sanglante, se met en place l’arrêté Miot en 1801, un projet urbain pour sa ville de naissance, Ajaccio, au détriment du reste de la Corse.

« LA CORSE PEUT REDEVENIR INDEPENDANTE ECONOMIQUEMENT »

Mais il va être appliqué en corse les fameuses lois douanières de 1811 à 1912, afin d’empêcher toutes velléités de demande d’indépendance, surtaxe produits fabriqués en corse, surtaxe produits exportés, détaxes sur les  produits venant de France continentale. 

PUIS 

Fermeture des ports / compagnies maritimes et interdiction de commercer avec les autres pays voisins

CE QUI ENTRAINE : 

Les extractions minière crée sous Paoli sont abandonnées ; savonnerie Bastia filature à Ajaccio en faillite ; les hauts fourneaux de Toga ferment ; le lait corse est racheté pour une bouchée de pain par la société Roquefort et envoyé en France pour fabriquer des fromages. L’agriculture en berne, la moitie des terres exploitées sont arrêtés ; l’artisanat identitaire mis a mort par l’introduction massive de produits français moins chers.

UN A UN LES SECTEURS SE MEURENT :

PECHE,

OLEICULTURE

MOUT CONCENTRE

CEDRAT

TANNERIES

VERRERIES

BRIQUETERIES

MINOTERIES

EXPLOITATIONS FORESTIERES

DISTILLERIES

SALINES (EXPLOITATION DU SEL)

ACIDE GALLIQUE

VIGNOBLES 

L’économie s’effondre, les salaires suivent,  ce qui entraîne la première spéculation foncière et la dépossession de la terre ruinée : la Corse cède ses capitaux à des intérêts bancaires ou privés français. La France détaxait les produits en provenance du continent à leur arrivée en corse, elle surtaxait les produits fabriqués en corse pour leur entrée en France continentale. Cette situation de crise économique entraine le premier exode massif des corses vers d’autres contrées. En 1870 c’est la défaite de l’armée Française à Sedan, la Corse assimilée à napoléon III,  est rendue responsable du désastre. Cette haine est si forte que la corse est abandonnée à son sort (politiquement, économiquement…)

En 1896, exaspéré par la misère les corses menacent de reprendre les armes, des années de pression populaire se mettent en place.

Clemenceau l’anti-corse en 1908 déclare : « la pauvreté de l’île est extrême, aucun pays d’Europe ne peut donner une idée de la misère et du dénuement actuel de la corse ».

1912 : C’est la  fin des lois douanières, l’objectif est réussi, la Corse et les Corses sont économiquement ruinés.

1914 : les corses revendiquent une autonomie et un développement économique pour leur pays, mais la géopolitique va de nouveau déstabiliser l’économie insulaire.

Arrive la première mondiale avec les injustices que nous connaissons tous sur l’enrôlement des corses et les promesses du retour non tenues, puis la seconde grande guerre, qui est encore dans la mémoire de nos vieux,  et que propose t on aux corses entre 1912 et 1947, de quitter la Corse pour aller coloniser ailleurs, pendant que les gouvernements s’accaparent les terres et les remplacent par de bon petit républicain. Pour finalement en arriver à la Corse Contemporaine, ses boues rouges, son vin frelaté d’Aléria, son hôtel Fesch, et j’en passe, pour arriver à la censure cinglante du Conseil Constitutionnel Français, 5 ans avant la fin officielle de cette dérogation. De Louis XV à François Hollande… 243 vous contemple.

La boucle est bouclée.

C’est partisan ? Pas plus partisan que ceux qui prennent les décisions contre le peuple Corse. Le « Stintu CFR » affirme que sans la France aujourd’hui nous ne sommes rien, moi je vous affirme que sans la France de 1769, nous serions aujourd’hui une nation à part entière.

Le rattrapage historique ne devrait pas se limiter à ses dérogations, les corses ne demandent pas l’aumône mais ce qu’il leur est du, ce que la France à détruit, volé, spolié au fil des 243 années d’occupation, les corses demandent de vivre sur leurs terres, en paix, sans que les « autres » ne s’accaparent tout ce qui fait de la Corse, une Nation à part entière.

AnTò Francè

Référence : « Corse, Quel Avenir: L’indépendance? » (ISBN 10: 2912587239 / ISBN 13: 9782912587237 ) Franc-Valluet François-Pierre

« La continuité territoriale veut que les producteurs ou gestionnaires de richesses économiques corses puissent exporter ou proposer sans difficulté, ou – à tout le moins – dans des conditions identiques à celles de leurs concurrents français du continent, qui ses produits naturels ou travaillés, autrement dit ses produits du terroir, qui ses prestations de loisirs, autrement dit son offre touristique.Toute entrave au libre jeu de cette fonction, pour quelque cause que ce soit, est une atteinte à la liberté fondamentale du commerce et de l’industrie, reconnue par la Constitution, sanctionnable en tant que telle et réparable en logique par équivalence pécuniaire lorsqu’elle crée un trouble générateur d’un préjudice spécial et anormal. Or, lorsque le trafic du port de Marseille est paralysé du fait de dockers en grève, l’hôtelier corse perd ses clients, mais n’accédant pas au droit international, il ne peut, en l’état de la loi et de la jurisprudence nationales, prétendre à aucune compensation.De ce fait, tout dysfonctionnement, même peu durable, de la liaison Corse – Continent dans les deux sens est par définition grave puisqu’il rompt une liaison sans substitut possible, et au principal détriment de la Corse et des Corses.Ainsi, le seul blocage du port de Marseille est sans doute proportionnellement d’effet équivalent au préjudice de la société corse à celui d’une grève générale en France.Or, à l’évidence, on assiste à des dysfonctionnements de cette liaison, éloignant le continent, ou le rendant inaccessible ! Ce sont les avatars de la continuité territoriale ; ils accentuent la spirale de dépendance. »

François FRANC-VALLUET, « Corse quel avenir : l’indépendance ? »

“Jeter votre dévolu sur une île, acheter-la à celui qui se fait passer pour son propriétaire, occupez-la de force, provoquez le départ de nombre de ses habitants pour assurer votre propre développement, reprochez-lui après d’être peu habitée, énervez-vous dès qu’elle donne son avis, soyez généreux avec elle et offrez-lui l’or de l’Espagne pour qu’elle vous achète ce que vous ne lui avez pas permis de construire, reprochez-lui sitôt après ses magnétoscopes dans les chaumières que vous n’avez pas voulu rénover, moquez-vous d’elle, de sa langue quand elle discute, de ses silences quand elle se tait. Parlez-lui d’ordre et de développement, en faisant dépendre successivement l’un de l’autre, et réciproquement. Dites-lui qu’elle coûte cher, qu’elle est déraisonnable, et que si ça continue, on verra ce qu’on verra  mais ne faites rien, ou du moins pas grand chose. Insistez sur le fait que son économie est inexistante au regard des critères nécessaires de la modernité. Au passage, critiquez son artisanat qui ignore les normes ISO 9000 et plus. Savourez secrètement ses charcuteries en proclamant qu’elles proviennent de cochons en rupture d’abattoirs normalisés. Condamnez sa façon bruyante d’annuler sur les plages les permis de construire que vous n’avez pas pu empêcher, tout en reconnaissant en privé que c’était le seul moyen possible. Acceptez les conférences de presse et fournissez les cagoules pour la discrétion. Démontrez enfin que vous n’êtes pas capable de traiter le dossier corse. Démonstration faite.

Après tout cela, étonnez-vous qu’elle vous en veuille et qu’elle vous méprise ! »  

Extrait de “Corse quel avenir : l’indépendance?” de François-Pierre FRANC-VALLUET

Référence ; Vidéo Corsica Nustrale

Corsica Infurmazione: l’information de la Corse, des Réseaux sociaux et des Blogs politiques

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