Produit CORSU E RIBELLU

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(Unità Naziunale – publié le 14 mars 2018 à 17h13) Paul Cortinchi, ancien responsable de l’ ARC et militant nationaliste depuis les débuts, est décédé.

Duglianze afflitte à e so figlioli Veronica è Marcu è à tutt’i soi. Riposa in Santa Pace. L’interru sarà ghjovi 15 di Marzu- Spaziu Picchetti -Aiacciu

Petru Poggioli


Era di i primi dirigenti di l’ARC, è dopu di l’UPC, pè u rughjone d’Aiacciu. Dopu à Aleria fù in prima ligna contr’à i barbusi di Francia, è era à u capu di l’urganisazione quand’ellu ci hè vulsutu à fà fronte in Bastèlica, è dopu in carrughju Fesch in Aiacciu, contr’à cintinai di pulizzeri. Certi sò morti durante ssu mese di Ghjinnaghju 1980, ci sò stati i feriti et dicinai di militanti sò stati imprighjunati sin’à l’amnistia di u 1981 di François Mitterrand.

Paulu militava quand’ellu ci vulìa à esse ancu curaghjosu par difende e so idee naziunaliste.

Curagiu ùn li ne hà mai mancatu ! Ma era soprattuttu un omu di pace è di fraternità.

S’era messu d’accantu in l’annate 90, quand’ella hà cuminciatu a guerra vilinosa trà i dui FLN, ufficiale et stòricu. Ma a so fede militante è a so passione pà a Còrsica sò firmate sempre listesse.

Arritti rende umagiu à u so amicu di e prim’ore. Avìa 80 anni. Cundulianze fraterne à Marcu è Verònica, i so figlioli, à Elsa, à so puffigliola, è à tutti i soi.

ARRITTI



Il avait été arrêté durant l’Affaire Bastelica-Fesch (et avait participé à la grève de la faim des détenus corses à Paris, suite à son incarcération).

Le 6 Janvier 1980 : Des responsables de l’UPC, sur Ajaccio, Paul Cortinchi, Dominique Bianchi et Marcel Lorenzoni-, interpellent, de leur propre initiative,  un commando de Francia qui allait assassiner à Bastelica, Marcel Lorenzoni. Le scandale est immense, les barbouzes sont démasqués ; le combat est validé et l’Etat discrédité ;  les cartes du SAC sont récupérées sur les malfaiteurs.

le 11 février 1981 : Le procès des dix-sept autonomistes corses répondant des événements de Bastelica et de l’occupation de l’hôtel Fesch, à Ajaccio, en janvier 1980 s’était ouvert le 14 janvier devant la Cour de sûreté de l’État. Le lendemain, six des détenus qui poursuivaient une grève de la faim – pour trois d’entre eux depuis novembre 1980 – acceptent de se réalimenter. Le 11 février, la Cour de sûreté de l’État rend son verdict : les principaux accusés (Marcel Lorenzoni, Dominique Bianchi et Paul Cortinchi) sont condamnés à quatre ans d’emprisonnement. Deux inculpés, eux détenus, ne comparaissent pas car ils refusent de comparaître : ce sont Dominique Bianchi et Paul Cortinchi. Ils seront jugés contradictoirement. Car, jusqu’au bout, il avait été question de ne pas aller au procès.

Dans la nuit du 11 au 12, une quarantaine d’attentats par explosifs sont commis en Corse

13 février 1981 : À peine la Cour de sûreté de l’État avait-elle rendu son arrêt condamnant quinze autonomistes qu’une quarantaine d’attentats par explosifs ont été commis en Corse dans la nuit du 11 février. Ces attentats sont généralement attribués au Front de libération nationale de la Corse (F.L.N.C.), qui cherche ainsi à maintenir un climat de tension sur l’île.

Les cinq magistrats civils et militaires qui composent la Cour de sûreté de l’État ont rendu leur arrêt, mercredi 11 février au soir, dans les affaires Bastelica-Fesch, après un long délibéré. La Cour, présidée par M. Claude Allaer, a condamné MM. Marcel Lorenzoni. Dominique Bianchi et Paul Cortinchi à quatre ans d’emprisonnement, MM. Christian Lorenzoni et Gilbert Casanova à deux ans de la même peine, MM. Auguste-Marc Tirroloni à dix-huit mois, Lisu Fazi à un an et Michel Polini à un an dont deux mois avec sursis. Ces huit militants ou sympathisants autonomistes sont détenus depuis la fin des événements de Bastelica et d’Ajaccio au mois de janvier 1980. Les sept autres militants qui ont comparu libres sont condamnés à des peines assorties du sursis qui leur laissent la liberté.

La Cour a donc suivi les réquisitions de M. Henri Dontenwille concernant le premier groupe d’accusés (le Monde du 11 février). Elle les a, en revanche, modulées pour les accusés libres. Des circonstances atténuantes ont été reconnues aux quinze autonomistes. Aucune manifestation n’a suivie la lecture de l’arrêt.

• QUARANTE ATTENTATS EN UNE NUIT

Une quarantaine d’attentats par explosifs ont été commis dans la nuit du 11 au 12 février en Corse. Les charges de plastic utilisées ont été, dans l’ensemble, évaluées à une centaine de grammes. Les explosions, si elles n’ont pas fait de victimes, ont parfois causé d’importants dégâts. La responsabilité de cette  » nuit bleue « , qui intervient quelques heures après l’arrêt de la Cour de sûreté de l’État dans l’affaire Bastelica-Fesch, est attribuée au F.L.N.C., qui ne l’a pas revendiquée pour l’instant. L’ampleur de cette  » nuit bleue  » dépasse celle signée au mois de juillet 1978 par ce groupe clandestin. Trente-trois attentats à l’explosif avaient alors été recensés.