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#Corse L’administration pénitentiaire a refusé au prisonnier politique basque Ibon Goieaskoetxea la permission de venir à l’enterrement de sa mère

(Unità Naziunale – publié le 14 mars 2018 à 16h38)  Le 20 février dernier, Lurdes Arronategi est décédée. Lurdes avait 80 ans, et 5 fils, parmi lesquels Ibon et Eneko Goieaskoetxea, tous deux prisonniers politiques basques. Ibon est incarcéré à Arles, dans l’État français, à 750 km d’Euskal Herria ; Eneko est incarcéré à A Lama, dans l’État espagnol, à 730 km d’Euskal Herria.

L’enterrement devait avoir leur dans le village de Zokoa (Pays Basque nord), mais la famille a retardé la cérémonie autant que possible, pour permettre à Ibon, son fils incarcéré dans l’État français, de réaliser les démarches pour demander le permis d’assister à l’enterrement. Pourtant, et bien que la demande ait été déposée il y a déjà longtemps, la famille a appris hier le refus de la prison, avec l’argument qu’il n’y avait pas la brigade de gendarmerie nécessaire à ce transfert pour des prisonniers « DPS » dans la région de Marseille.

En février, nous avions dénoncé la terrible situation de Lurdes Arronategi et, plus généralement, des parents d’âge avancé, car la mesure spéciale et systématique d’éloignement brise la relation familiale. En effet, Lurdes nous avait offert il y a peu un témoignage bouleversant, dans lequel elle expliquait qu’elle avait de moins en moins de force pour faire face à ces voyages.

Dans le cas de cette famille, en plus, ils avaient perdu leur père l’été dernier : dans un délai de huit mois, ces deux prisonniers basques ont perdu leurs deux parents sans pouvoir bénéficier des relations familiales indispensables dans des moments si difficiles. Finalement, après avoir attendu si longtemps, l’enterrement a eu lieu cet après-midi sans Ibon.

Etxerat dénonce avec force tant cette décision cruelle que le délai très long de la réponse qui a généré encore plus de tension. Nous nous trouvons une fois encore face à un exemple évident du fait que les mesures spéciales qui forment la politique pénitentiaire appliquée aux prisonniers basques violent les droits essentiels. Nous le répétons : il ne peut y avoir de demi-mesure. La seule option possible est de désactiver ces mesures spéciales et de ramener les prisonniers basques au Pays Basque, car c’est un pas indispensable à la garantie du droit aux relations familiales et affectives.

ETXERAT

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