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(Unità Naziunale – 12 mars 2018 – publié à 09h14) Les partis-clans sont cachectiques, la greffe LRM est en échec, la gauche est implosée au Nord, la droite est déboussolée ou hargneuse au Sud : la tornade du “dégagisme” est à l’oeuvre.

Mais le pétrin est en place. Les partis sont face à face.

Avec cette élection, les deux Conseils départementaux ont disparu. Un nouveau statut d’Assemblée Unique dotée de pouvoirs accrus a vu le jour. Et, tandis que les résultats des urnes traduisent la matérialité d’une majorité natio écrasante, les gagnants sont face à face.

Le Président à Paris et les natios dans l’île doivent mettre en place l’Assemblée Unique.

D’un côté, Macron ne peut faire autrement que d’appliquer une loi non conçue par lui mais votée par le Parlement. De l’autre, les natios, pour qui l’Assemblée unique est le résultat des longues tractations du temps de Paul Giacobbi et de Maria Giudicelli, sont confiants.

Le Padduc concrétise ce “minimum” ralliant la grande majorité des élus de la CTC. Il entrebâille la porte de l’autonomie.

Mais le nouveau Président de la République est le seul maître du jeu. Candidat, il paraissait ouvert dans ses propos de campagne ; élu il les confirme : “faites des propositions… on discute de tout sans tabou… ”. C’est du moins ce qu’on a cru entendre.

Aujourd’hui échanges, déclarations se succèdent. Les natios oscillent entre l’idée que la porte s’ouvre et la crainte qu’elle ne se ferme, sans perdre espoir tant que Jupiter n’a pas tranché. Il agit par ses ministres pour cerner les force, limites, points faibles des élus natios afin de les exploiter.

Par le biais de ses RG, des courtisans de l’île et de la diaspora, il n’ignore rien, il a même trop d’éléments et son problème et de faire le tri pour le choix des moyens de la politique qu’il entend appliquer à la Corse sans trop (suite et source)