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L’agitation politico-médiatique actuelle autour de la Corse occulte une activité politique inédite en vue d’un règlement “politique et démocratique” de la question corse. Ainsi, au mois d’août dernier lors des journées internationales de Corti et pour la première fois depuis plus de 30 ans des représentants de formations politiques éloignées du nationalisme corse, de l’UMP au PS, venaient débattre avec les militants indépendantistes.

Herrira-logo basque euskal“Un évènement politique majeur” estimaient alors les indépendantistes. Ceux-ci ont en effet engagé une politique de la main tendue dans l’espoir de “régler de manière politique et démocratique” la question corse. Le poids électoral des nationalistes, qu’ils soient indépendantistes ou autonomistes, lors des élections territoriales de 2010 (environ 36 %) et une évolution nette des autres forces politiques insulaires sur la question corse ont permis d’ouvrir un débat large et des perspectives de résolution du conflit.

Pour autant les indépendantistes auraient-ils changé d’objectifs ? “non, répond Jean-Guy Talamoni chef de fil du groupe Corsica Libera (indépendantiste, huit élus) à l’assemblée de Corse, notre objectif ultime reste bien sûr l’indépendance mais nous sommes favorables à des étapes.”

Ainsi ont-ils élaboré une série de propositions que leur groupe parlementaire à l’assemblée territoriale entend soumettre à débat au reste de l’assemblée.

“Nous voulons une réforme institutionnelle d’envergure avec une dévolution de pouvoirs législatifs à la Collectivité territoriale de Corse, notamment en matière d’économie, de social, de culture et d’aménagement du territoire” explique Jean-Guy Talamoni. Pour lui cette réforme doit passer aussi par la suppression des conseils généraux. Conseils dont les indépendantistes rejettent le mode de scrutin qui empêcherait une représentation véritablement démocratique, puisque les forces nationalistes en sont quasiment absentes alors qu’elles représentent plus d’un tiers de l’assemblée territoriale.

Cette réforme souhaitée de la collectivité territoriale comprendrait également la création d’une deuxième assemblée. En plus de celle existante qui est élue au niveau de l’ensemble de l’île, ils souhaitent la création d’une autre qui représenterait, elle, les provinces (une dizaine de territoires). Cependant pour Jean-Guy Talamoni pas question de débattre dans le cadre de l’acte III de la décentralisation “nous ne nous inscrivons pas dans un débat franco-français, explique-t-il, pour nous ce débat doit avoir lieu au sein de l’assemblée de corse.”

Suite de l’article de Giuliano CAVATERRA dans le Journal du Pays Basque

Corsica Infurmazione, L’information Corse
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