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Corse-Matin : S’adressant aux ministres de l’Intérieur Manuel Valls et de la Justice Christiane Taubira dans une lettre ouverte, le nationaliste qui pointait il y a 20 ans la « mafioisation » de la société au sein de l’ANC, réagit. « Madame, Monsieur, vous allez, tout comme vos prédécesseurs, sans nul doute, nous ressortir les mêmes antiennes et annonces, avec les mêmes recettes en matière de maintien de l’ordre et de lutte anticriminalité dans l’île, comme vous l’avez fait ailleurs. Puis vous repartirez en ayant rassuré les forces de police, de gendarmerie et les juges en place en leur promettant des renforts supplémentaires et une énième politique de fermeté, pointant du doigt au passage la responsabilité des Corses, notamment leur « silence coupable », sans tenir compte, et en les oubliant, des échecs et des erreurs passées en la matière, notamment depuis l’ère Bonnet. Vous occulterez au passage le fait que l’île compte déjà depuis longtemps le plus grand nombre de membres des forces de l’ordre (…). Pour autant, vos déclarations pourront-elles occulter le bilan inexistant ici depuis plusieurs années en matière de lutte anticriminalité ? (…) Depuis les années quatre-vingt, l’essentiel des efforts de la police et de la justice s’est porté sur la violence politique et les nationalistes, tandis que la pègre se développait en toute tranquillité (…). Dans un rapport officiel de 1999 sur la sécurité en Corse, un ancien préfet adjoint de police dans l’île, Antoine Guerrier de Dumast, n’évoquait-il pas clairement la volonté de l’État de créer à dessein l’amalgame entre militants nationalistes et voyous, d’entretenir la confusion entre les deux sphères ? « Si la violence politique est tributaire de la prise en compte ou non de la question politique, demeurant posée (…), la lutte anticriminalité nécessite à l’évidence une autre approche… mais il faut toutefois, au-delà de l’accroissement des forces de police et de justice, se pencher d’abord sur leur rôle et leur bilan. Sont de notoriété publique : l’effacement de certains noms du fichier du grand banditisme, l’apparition du « secret défense », la divulgation de certains PV, les interpellations et les mises en liberté « sélectives » avec fuites plus ou moins orchestrées du contenu des interrogatoires, sur fond d’intox et de multiplication des rumeurs aux conséquences funestes, les noms jetés en pâture, les poussettes, jusqu’à l’implication de certains policiers, révélée par certains juges, dans certains dossiers criminels ou affairistes ainsi

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