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Quelque 250 personnes ont participé lundi à Ajaccio à une conférence-débat contre le projet de loi de mariage des homosexuels organisée par l’évêque de Corse, Mgr Olivier de Germay.

« L’Eglise, qui est contre l’homophobie, veut avant tout souligner l’importance de la famille, lieu où surgit la vie dans la société et dont la survie dépend », a déclaré Mgr de Germay dans un exposé introductif à cette conférence intitulée « l’avenir du mariage », au cinéma L’Empire.

Il a précisé « parler en tant qu’homme d’Eglise mais s’adresser surtout à l’assistance avec des arguments anthropologiques, de raison » car « le débat n’est pas cathos contre anti-cathos, gauche contre droite, ou encore homos contre hétéros ».

Citant le grand rabbin de France, Gilles Bernheim, il a rappélé que les autres grandes religions, comme le judaïsme et l’islam, étaient aussi opposées au projet gouvernemental « qui ne consiste pas à redéfinir le mariage, mais à renoncer à le définir puisqu’il serait ‘pour tous' ».

« Ce qui a brouillé les cartes, c’est la question de la parité hommes-femmes. Les hommes et les femmes sont égaux, mais ils sont différents et la différence sexuelle est au coeur de l’institution du mariage », a-t-il dit.

Concernant l’adoption, il a souligné qu' »un enfant adopté a besoin, plus qu’un autre, de se retrouver dans une situation normale et non de se voir imposer une nouvelle épreuve. Là, il y a discrimination », ajoutant que « les enfants adoptables « viennent généralement de pays pas forcément favorables au mariage homosexuel ».

« Si le projet de loi passait, mais si l’on se remue il ne passera pas, a encore déclaré l’évêque, (…) la société jouerait aux apprentis sorciers, alors que l’on parle en permanence, et de manière parfois exagérée, du principe de précaution, en bouleversant la parenté, la filiation et le mariage, sans en mesurer les risques ».

Très applaudi, Mgr de Germay a appelé à participer au prochain rassemblement national contre le projet gouvernemental, le 13 janvier à Paris. « Je ne crois pas, a-t-il lancé, que les jeux soient faits. Il faut en parler, dialoguer, éviter la haine et le rejet. Mais l’opinion publique est en train de bouger car les gens réalisent le bouleversement terrible pour la société » que signifierait le vote du texte.

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