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Le Président de la République a tenu la première conférence de presse de son quinquennat. « Le sourire, c’était pour le soir des élections » a-t-il répondu au journaliste de France 2, on l’avait compris. Les inquiétudes sociales restent entières. La parole présidentielle confirme l’austérité renforcée pour les ménages populaires.

Le candidat François avait déclaré, à propos du Traité européen, qu’appliqué, il « créerait les conditions d’une crise économique durable », le Président Hollande l’a fait adopté sans en changer une virgule. Le candidat François avait décrété « la finance, mon ennemi », il aura fallu quelques pigeons du Medef pour que le Président Hollande lâche 20 milliards aux patrons. Le candidat François avait caractérisé l’augmentation de la TVA prévue par Sarkozy d’« injuste socialement, inefficace économiquement et non démocratique » le Président augmente la TVA. Le candidat François s’engageait sur le droit de vote des étrangers, la question est reportée sine die par le Président Hollande.

C’est le changement dans la continuité libérale

Pour cette première conférence de presse présidentielle, François Hollande a survolé la souffrance des salariés, les licenciements en cascade et la responsabilité du patronat. La promesse du candidat François d’une loi contre les licenciements boursiers s’est évanouie sous les ors de l’Elysée. En revanche nous avons eu droit à la déclinaison des efforts attendus : « réduction de la dépense publique, des services publics, de l’Etat et des collectivités locales», « baisse du coût du travail ».

C’est une aubaine pour la droite et l’extrême droite

Le président de la République s’est félicité de l’application instantanée du rapport Gallois qui est un coup de massue contre le pouvoir d’achat et un joli cadeau de 20 milliards aux amis de Madame Parisot. De tous temps, cette pédagogie socialiste du renoncement a fait des dégâts. Elle ouvre l’appétit du MEDEF qui augmente ses exigences à chaque pas en arrière. Elle est une aubaine pour la droite et l’extrême droite bleue marine en mal de pouvoir.

Ce n’est pas comme ça que le gouvernement Hollande changera la vie

Pour changer la vie de millions femmes et d’hommes qui souffrent dans ce pays, il faut réagir à gauche, faire face à l’urgence sociale, résister à la droite et au MEDEF. Le gouvernement devrait être un peu moins à l’écoute des grands patrons, plus à l’écoute des propositions du front de gauche et s’appuyer sur les forces sociales et politiques disponibles. Alors que les prétentions de la droite, du patronat n’ont jamais été aussi fortes sur le gouvernement, l’heure est à la mobilisation.

Il faut faire des choix de gauche

Les baisses des salaires, la casse de l’emploi et des services publics, la destruction des droits sociaux, le gâchis écologique, la misère n’ont rien de fatal. Pour financer la relance, il faut faire des choix de gauche et mettre à contribution les 309 milliards versés l’an dernier comme chaque année aux actionnaires des grands groupes du CAC 40. Les parlementaires communistes du Front de gauche l’ont demandé pour combattre la crise et relancer la croissance. Ils sont les seuls à l’avoir fait. Alors ensemble par l’action démocratique et populaire imposons :

  • · une loi pour interdire les licenciements boursiers
  • · le remboursement des aidespubliquespar les entreprisesquilicencient,
  • · la taxation sur la réimportation des productions délocalisées,
  • · la suppression de la niche Copé, la baisse de l’abattement sur le montant des dividendes, la taxation des compagnies pétrolières,
  • · la création d’un pôle public financier,
  • · un salaire minimum à 1700 € et une augmentation générale des salaires.

Parti communiste français fédération de la Haute Corse

Corsica Infurmazione, L’information Corse

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