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« Je condamne avec la plus grande fermeté l’assassinat de M. Jacques Nacer, Président de la Chambre de Commerce de Corse-du-Sud. Ce commerçant était de longue date un acteur économique essentiel, estimé dans toute l’île. Je m’incline devant sa mémoire et tiens à présenter à l’ensemble de la famille et à ses amis mes sincères et attristées condoléances.

La violence ne se limite plus à la sphère criminelle et touche progressivement l’ensemble des sphères de notre société : la longue litanie de meurtres et de drames se poursuit inexorablement, sans que la population et les élus n’y puissent rien.

Or, s’il est bel et bien du devoir des élus de dénoncer les dérives et de se mobiliser à chaque fois que le corps social est touché, le maintien de l’ordre et le respect de l’état de droit sont eux de la responsabilité directe des pouvoirs publics et de l’Etat. C’est en cela que les couplets qu’à chaque meurtre on nous sert sur la « résignation » présumée des Corses relèvent soit de l’incantation, soit de la fuite de responsabilités. De nombreux Corses ont la sensation de ne plus vraiment être à l’ordre des priorités et on ne peut laisser penser plus longtemps que la République ne se penche sur notre sort que lorsque le niveau de violence atteint un degré insupportable.

J’estime pour ma part qu’il est temps aujourd’hui d’aller plus loin que les annonces et intentions qui ont été formulées ces dernières semaines. C’est pourquoi, 15 ans après la dernière initiative, je demande la création d’une commission d’enquête parlementaire sur la situation en Corse, afin que tous ensemble nous sortions de la spirale mortifère sans fin qui frappe notre île et ses enfants. »

Dr. Sauveur GANDOLFI-SCHEIT
Député de la Haute-Corse
Maire de Biguglia

Corsica Infurmazione, L’information Corse

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