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A lire la presse « continentale » depuis hier soir il semblerait que depuis la mort violente de Me Antoine Sollacaro, la corse n’a pas vécue de drames qui ont endeuillés notre île  Le matin même de l’assassinat à Ajaccio, d’Antoine Sollacaro, Jean Do Allegrini-Simonetti avait été tué par balles dans une discrétion médiatique forte assourdissante. 

Au lendemain des menaces gouvernementales « vous allez voir ce que vous allez voir », Patrick Sorba, est lui aussi tombé sous les balles des tueurs qui ne se préoccupent pas des annonces d »Etat. Patrick Sorba n’ayant pas la chance d’être « connu favorablement », le gouvernement ne jugera pas opportun de « faire une descente en corse ».

Il aura fallu malheureusement qu’un notable de plus tombe sous les balles d’un tueur, pour que l’Etat déclenche l’opération « U TROPPU STROPPIA » . Jacques Nacer, Président de l’actuelle CCI, est mort assassiné dans sa boutique rue FESCH hier soir.

Oui, mais contre qui ?

A cette question l’histoire peut apporter un élément de réponse. Selon les historiens, les « bandits d’honneurs » du début du XX siècles avaient tellement « exagérés » que les corses auraient appelé de leurs voeux, le retour de l’Etat de droit, de l’ordre Républicain et de la sécurité sur ce bout de terre français. Etat de droit,  symbolisés par l’arrivée massive de forces de répression armées. Militaires qui ont pacifiés la Corse par les armes, comme au siècle de Paoli, puis celui  de Napoléon.

Au milieu des années 70, la réponse fut la même à Aleria, Bastelica-Fesch. Il fallait pacifier les sauvageons.

Après l’assassinat du Préfet de la République, Claude Erignac, la volonté fut la même au point de mettre en place « l’homme qu’il faut là ou il faut », tellement en place, que les paillotes prenaient feux.

Arrivés dans la nuit, c’est l’appareil politico-judico-répressif qui vient amener le Discours de l’Etat de droit en Corse, tout comme en 1998.

Aujourd’hui nombreux sont ceux qui appellent le retour de l’ordre républicain et la sécurité sur l’île…

Aujourd’hui, les Corses et la Corse sauront si l’histoire bégaye.

Antoine Azezzu

 

Pour information : « le branle-bas de combat », qui était un signal émis lorsque le bateau allait être attaqué. Les marins devaient alors décrocher leur couchage pour pouvoir avoir plus de place lors de la bataille. Tout ceci se faisait le plus rapidement possible, donc dans l’agitation. C’est à partir du XIXe siècle que l’expression a commencé à être employée au sens figuré, symbolisant alors un remue-ménage, une agitation désorganisée.

Corsica Infurmazione, L’information Corse 

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