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Il y a quelques mois, vous dénonciez « un enfumage généralisé » des débats à la CTC. Voulez-vous dissiper le rideau de fumée ?

Volontiers. Contrairement aux affirmations de Dominique Bucchini, l’accord de la gauche, qui l’a conduite au succès, n’était pas seulement « électoral » mais également « politique », du moins sur ce point. Je rappelle que Paul Giacobbi, leader de la liste, avait déclaré après le référendum qu’il ne fallait plus envisager de réformes institutionnelles « pendant 20 ans ». Pour beaucoup d’entre nous, c’était une garantie. Un accord « politique » a lié, dès lors, au deuxième tour les formations de gauche : la mise entre parenthèses durant la mandature de toute réforme institutionnelle à charge à la fin de celle-ci d’établir une évaluation des éventuelles insuffisances de notre statut.

Pourquoi cet accord n’a pas été respecté ?

La volonté des élus nationalistes, compte tenu de l’existence d’une majorité relative, de saisir l’opportunité de la réforme des collectivités territoriales pour solliciter un nouveau statut alors que nous n’étions pas concernés par cette réforme.

Forts de leur 28 % au premier tour des élections territoriales – le seul qui compte – ils peuvent défaire désormais tout candidat de droite ou de gauche aux élections nationales ou locales, qui serait irrémédiablement battu sans leur soutien. Ils donnent le « tempo » à l’assemblée de Corse. Cela explique la disparition de tout débat à l’intérieur des partis de gauche qui ne se sont plus réunis depuis lors.

Suite et source de l’article

Corsica Infurmazione, L’information Corse

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