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Corse – Procès Colonna: la défense demande d’écarter la lettre

Journée d’audience particulière au procès Colonna ce mardi. La lettre de menaces en langue corse attribuée à Yvan Colonna bouleverse le programme du jour de la cour d’assises spéciale de Paris.

Vraie lettre pour faire pression sur Pierre Alessandri, condamné à perpétuité en 2003 après avoir été reconnu coauteur de l’assassinat du préfet, ou simple faux, comme l’affirment les avocats de l’accusé, le commissaire Christian Lothion, directeur de la police judiciaire, est attendu cet après-midi devant la cour pour expliquer comment ces quatre pages manuscrites sont arrivées jusqu’à lui. La matinée a donné lieu à une bataille d’experts en téléphonie mobile pour valider ou non les itinéraires donnés par Maranelli et Ferrandi, membres du commando, dans l’heure du meurtre. L’ancienne compagne d’Yvan Colonna, Pierrette Serreri, a ensuite été entendue en début d’après-midi, suivie de Christian Lothion (à lire: la lettre de menaces qui accuse)

16 heures 30. Qualifié de « barbouze » par l’avocat Antoine Sollacaro, le directeur central de la Police judiciaire Christian Lothion réplique:« J’ignore le cheminement de cette lettre. J’ignore si elle est arrivée ou pas. »

16 heures 20. « Vous êtes le messager d’un faux. Nous demandons à la cour d’écarter ce document car c’est un faux », fulmine Me Antoine Sollacaro, l’un des avocats d’Yvan Colonna. « Pour moi, ça, c’est une manipulation, une invention, une création, qui émane de votre ministère, de votre proximité… Il nous faut le nom de votre informateur, sinon, c’est contre vous que nous allons (…) déposer plainte pour faux et usage de faux (…) et vous en subirez les conséquences ! », s’est-il exclamé.

16 heures. Le commissaire Lothion n’a pas voulu révéler le nom de son informateur.

Cette lettre m’a été « remise par quelqu’un que je connais professionnellement », a-t-il dit. Cette personne lui a dit qu’il s’agissait « d’un courrier transmis par Colonna à l’un des membres du commando ». « Je ne me considère pas comme un délinquant« , conclut-il.

15 heures 30. Entrée dans la salle du commissaire Christian Lothion.

15 heures 25Pierrette Serreri conclut son audition par visioconférence: « Je suis en colère contre Yvan parce qu’il a beaucoup de mal à se défendre. je vous le dis solennellement. Yvan est innocent. Ca me fait énormément de peine de savoir qu’il risque la perpétuité pour ce qu’il n’a pas commis. »

15 heures. Pierrette Serreri, toujours: « Je pense qu’Alessandri a été contraint, qu’il a dû se sentir obligé (de charger Colonna) pour que sa femme puisse être relachée… Je suis intimement convaincue qu’Yvan n’est pour rien dans cette sale affaire. J’ai toujours dit à notre fils que son père est innocent. » Puis, sur la façon dont a été menée l’enquête: « Je n’ai pas eu à faire de garde-à-vue, comme ceux du commando. Mais ils ne m’ont pas épargnée non plus. Ils parlaient de mettre mon fils à la DASS ».

14 heures 30. Reprise de l’audience avec l’audition Pierrette Serreri, ex-concubine d’Yvan Colonna. Le soir de l’assassinat, elle se trouvait avec une cousine dans un bar. « A cette époque, je prenais du Lexomil. S’il est rentré, je ne m’en suis pas aperçue », explique-t-elle. « Je ne sais plus si Yvan devait garder notre fils ou non. Mais je l’ai conduit chez ma mère. »

12 heures 40. Suspension de séance. Les deux experts se quittent sur un désaccord concernant la position d’Alain Ferrandi à l’heure du meurtre du préfet Erignac. Il s’agissait pour la défense de tenter de montrer que si des incohérences existent dans les témoignages des membres du commando sur leurs positionnements à l’heure du meurtre du préfet Erignac, il est possible de remettre en cause l’ensemble de leurs témoignages.

11 heures 30. Retour du premier expert en téléphonie, d’accord à « 98% » avec son confrère intervenu auparavant, mais qui reste formel: d’après les données téléphoniques, Alain Ferrandi n’était pas là où il prétend avoir été le soir du drame. Les deux experts sont maintenant côte à côte à la barre.

11 heures. Le deuxième expert en téléphonie, chargé de se prononcer sur la validité des itinéraires des membres du commando au moment de l’assassinat du préfet Erignac, ne voit, lui, aucune incohérence entre les trajets revendiqués par les membres du commando et les relevés effectués par France Télécom. Il se fonde sur une autre carte que le premier expert.

10 heures. Pour le premier expert, cité par la défense, mais qui se définit comme « un monstre froid » sans « ami ni ennemi », les itinéraires revendiqués par les membres du commando sont incompatibles avec les bornes téléphoniques qu’ils ont activés ce soir-là.

Propos recueillis par Anne Roy

 

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