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Scènes de violence dans la nuit du 31 octobre au 1er novembre. A Ajaccio, un commando en cagoule neutralise le gardien et met le feu aux dix camions d’une entreprise de travaux publics. Toujours Ajaccio deux femmes sont agressées, malmenées et ligotées par des braqueurs qui tentent de faire main basse sur leurs économies. A Sartène la résidence de ressortissants suisses est plastiquée.

Le lendemain, sur la côte orientale un homme est enlevé par des inconnus qui le frappent avant de le fourrer dans le coffre de sa voiture. Sans compter les multiples délits ordinaires commis dans le même temps, du Cap Corse à Bonifacio. Est-ce la réplique aux dix « commandements » de Jean-Marc Ayrault, aux injonctions de son ministre de l’Intérieur et de sa ministre de la Justice attendus en Corse dans les tout prochains jours ? Même pas.

Les délinquants opèrent, sans l’ombre d’une crainte sachant que dans l’état actuel l’impunité leur est pratiquement assurée. On n’a donc pas fini de déplorer les règlements de comptes générateurs de mort violente et de biens pulvérisés par des charges explosives. On pouvait croire jusqu’ici que les policiers s’attachaient à maintenir l’ordre après avoir pourchassé les criminels et les traîner devant leurs juges.

Une croyance de plus en plus réduite par quelques dérapages significatifs sont certains ont été récemment révélés par un hebdomadaire satirique qui a mis en exergue les attitudes de flics supérieurs essayant de soustraire à la justice des personnages peu recommandables.

Faudra-t-il donc, à l’instar d’une élue de Marseille, faire appel à l’armée contre les bandits en tout genre et en débarrasser le pays le plus vite possible ? Cela avait réussi en Corse au début du siècle dernier. Il vrai qu’alors les chefs de gouvernement avait de la démocratie une idée qualifiée aujourd’hui d’obsolète. Obsolète, sans doute, mais o combien efficace.

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